Jean-Pierre Mustier lance un Spac avec Bernard Arnault et Tikehau
Jean-Pierre Mustier n’aura pas mis longtemps avant de rebondir. Quelques semaines après son départ de la direction d’UniCredit, le banquier français annonce lundi matin le lancement d’un Special purpose acquisition company (Spac) avec l’appui de Tikehau Capital et de la Financière Agache, l’une des holdings de Bernard Arnault. Diego De Giorgi ancien banquier de Bank of America, fait également partie du projet.
Ce Spac, baptisé Pegasus, sera coté à la Bourse d’Amsterdam. Les fonds levés serviront à financer des acquisitions dans les services financiers : plateformes de gestion d’actifs traditionnelles et alternatives,fintechs innovantes, acteurs du marché de l’assurance et des services liés à l’assurance, entreprises de services financiers diversifiés. Le montant visé n’est pas précisé à ce stade. Le processus de cotation débute ce lundi.
« Tikehau réfléchissait à lancer un Spac depuis quelques mois et a contacté Jean-Pierre Mustier après l’annonce de son départ d’UniCredit », explique une source proche du dossier. Jean-Pierre Mustier et Tikehau se connaissent bien : le banquier a travaillé pour la société de gestion fondée par Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, entre son départ de la Société Générale et sa nomination chez UniCredit. Tikehau a alors pris contact avec la Financière Agache, qui est l’un de ses actionnaires historiques. La holding de Bernard Arnault réfléchissait également de son côté à lancer un Spac.
D’autres Spac à venir
Jean-Pierre Mustier n’est pas le premier banquier européen à lancer un Spac. Tidjane Thiam, l’ancien directeur général de Credit Suisse, travaille lui-aussi sur un projet similaire.
Ces derniers mois, le nombre de Spac cotés à la Bourse de New York a atteint des records. Le mouvement est en train de se répendre en Europe, principalement à la Bourse d’Amsterdam. En France, deux Spac ont été lancés : Mediawan et plus récemment 2MX Organic, avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse comme promoteurs principaux.
Plus d'articles du même thème
-
Anthropic en dévoile un peu plus sur son introduction en Bourse
Anthropic a dévoilé lundi 26 octobre son formulaire S-1. Il sera le premier laboratoire d'IA de pointe à faire l’objet d’une cotation publique, devançant OpenAI. Il aura le statut de société d'intérêt public, une structure juridique qui l’oblige à concilier des objectifs de rentabilité et des intérêts publics plus larges. -
Les investisseurs de référence comptent de plus en plus lors des introductions en Bourse
Leur présence explique en partie le choix des offres à prix fixe pour quatre des cinq opérations de 2026. Si les parcours boursiers sont difficiles pour quatre des cinq IPO, cela ne devrait pas décourager les postulants à la Bourse. -
Anthropic enregistre une perte nette de plus de 80 milliards de dollars au premier semestre 2026
La start-up spécialisée dans l'IA a creusé sa perte nette en un an d'après son prospectus d'introduction en Bourse. De quoi remettre en cause la valorisation évoquée à 1.500 milliards de dollars pour sa prochaine IPO.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose