Italie : la grande inconnue du plan de relance européen

Le futur gouvernement italien respectera-t-il les engagement en matière de réformes inscrits dans son plan de relance ? Giorgia Meloni, qui devrait devenir première ministre, souffle le chaud et le froid.
Clément Solal, à Bruxelles
Giorgia Meloni, leader du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, sorti en tête des élections législatives italiennes.
Giorgia Meloni, leader du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, sorti en tête des élections législatives italiennes.  -  Photo G. Meloni Twitter.

En Europe, ils sont tous inquiets de voir Meloni au gouvernement (…) La fête est finie, l’Italie va commencer à défendre ses intérêts nationaux », menaçait Giorgia Meloni lors d’un meeting mi-septembre. Le succès spectaculaire de son parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, lors des élections législatives du 25 septembre, annonce-t-il une forte dégradation des relations entre l’UE et la péninsule ? L’incertitude règne à Bruxelles. Et pour cause, la probable future présidente du Conseil, qui a longtemps défendu la sortie de l’Italie de l’UE et de la zone euro, a alterné, pendant sa campagne, entre des envolées souverainistes occasionnelles, et plus souvent, un discours policé voué à rassurer ses partenaires européens. Sa coalition, également composée de la Lega europhobe du sulfureux Matteo Salvini et de Forza Italia, la formation de centre-droit de Silvio Berlusconi, a notamment mis en avant, au sein de son programme, son « adhésion totale au processus d’intégration européenne ».

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