Investisseur & Partenaire lance un nouveau véhicule dédié à l’Afrique
Après la création il y a dix ans d’un premier véhicule dédié à l’Afrique (IPDEV), la société Investisseur & Partenaire (I&P) réitère l’exercice. La société créée par un ancien de BC Partners, Patrice Hoppenot, vient de lever 40 millions d’euros dans le cadre d’un nouveau fonds baptisé I&P Afrique Entrepreneurs (IPAE). «Une trentaine d’investisseurs nous ont fait confiance», a indiqué Jean-Michel Severino, gérant d’I&P. Parmi ceux-ci, figurent des entreprises comme Danone ou la Bred côté privé, et des institutions telles que la Caisse des Dépôts (CDC), la Banque européenne d’investissement ou Proparco.
Le bouclage final de 50 millions d’euros «aura lieu à l’automne», a déclaré Jean-Michel Severino, précisant que les investisseurs étaient identifiés. Les tickets d’investissement d’IPAE s’échelonneront entre 0,3 et 1,5 million d’euros. «Nous souhaitons investir dans une cinquantaine de sociétés, dont une quinzaine de créations, principalement en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale», a expliqué le professionnel. Deux dossiers (une société de micro-crédit à Madagascar et une entreprise d’équipement hydraulique au Sénégal) ont d’ores et déjà été sélectionnés.
L’objectif affiché du fonds est de «contribuer à l’émergence d’un secteur privé pérenne en Afrique et au développement économique du continent», indique Jean-Michel Severino, précisant qu’I&P investit dans des sociétés qui doivent être rentables. IPDEV, dont la phase de désinvestissement a débuté, a investi une vingtaine de millions d’euros dans 34 entreprises. «La croissance moyenne du chiffre d’affaires de ces sociétés sur la période s’élève à 20%. Nous recherchons des rendements (TRI) de 15 à 20%, ce qui est légitime pour ces entreprises avec un potentiel de forte croissance», a-t-il poursuivi.
Pour les sociétés sélectionnées, «l’apport en fonds propres est très important pour créer un effet de levier sur les ressources, notamment bancaires. I&P accompagne par ailleurs les entrepreneurs dans leurs relations avec les banques présentes dans la région, que nous connaissons bien», a relevé Jean-Michel Severino. Par ailleurs, «le climat des affaires s’est significativement amélioré en Afrique», même si «certains pays restent plus difficiles que d’autres», a-t-il estimé.
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