ICG prend le contrôle de deux sociétés françaises sous LBO

Le fonds s’apprête à boucler sa montée au capital du logisticien Staci et du spécialiste des services à domicile Viadom
Alexandre Garabedian

Intermediate Capital Group fait son marché en France. Le fonds britannique s’apprête à prendre le contrôle de deux sociétés qui avaient toutes deux fait l’objet de rachats par effet de levier (LBO) en 2006, quelques mois avant l’éclatement de la bulle du crédit: le groupe de services à domicile Viadom, et le logisticien Staci, spécialisé dans la gestion des outils promotionnels. Les deux projets ont été notifiés ces derniers jours à l’Autorité de la concurrence.

Staci est la plus grande des deux entités. Le groupe a été repris fin 2006 par Astorg Partners, aujourd’hui actionnaire à 43%. Le fonds Initiative et Finance, auteur d’un précédent LBO en 2004 après un retrait de la cote, en détient encore 10%, tandis que le fondateur Jean-Pierre Masse et les dirigeants se partagent respectivement 16% et 31% du capital. A l’époque, la société aurait été valorisée à 110 millions d’euros, avec un montage intégrant une dette senior de 50 millions arrangée par le CIC et une mezzanine de 16 millions apportée par Axa. A force de croissance externe, Staci a rapidement porté son chiffre d’affaires de 77,6 millions en 2006 à 136 millions en 2009, mais depuis, les revenus de l’entreprise stagnent autour de ce niveau. La prévision de chiffre d’affaires pour cette année est attendue à 136,9 millions, selon le site internet du logisticien.

De son côté, Viadom est connu pour être un pionnier des services à domicile grâce à son patron Christian Lehr. Présent à l’origine sur le métier de la coiffure, le groupe a élargi ses activités au ménage et au dépannage (plomberie, serrurerie…). Il a notamment signé l’acquisition en 2011 de MerciPlus, alors coté sur Alternext, puis du groupe marseillais SFATD. Il réalise environ 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Edmond de Rothschild Capital Partners, lui-même en cours de cession à Bridegpoint, contrôlait plus des deux tiers du capital de Viadom, tandis qu’ICG détenait moins de 10%. «La transaction n’est pas encore bouclée», se borne-t-on à indiquer chez EdRCP, où le professionnel en charge de cette participation a récemment quitté le fonds. Alors que les prises de contrôle par ICG de sociétés où il était déjà «mezzaneur» sont souvent liées à des restructurations de dette, aucun des protagonistes des deux dossiers n’était en mesure hier de commenter ces transactions.

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