Google et Microsoft dévissent en Bourse
L’un a battu les attentes des analystes, l’autre a fait moins bien. Et pourtant, le résultat est le même : Microsoft et Alphabet, la maison mère de Google, sont tous deux lourdement sanctionnés en Bourse. Après le coup de semonce de Snap il y a quelques jours, la publication des deux géants américains de la tech confirment les inquiétudes des investisseurs. La croissance ralentit et les bénéfices sont en berne.
Entre juillet et septembre, Microsoft a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 11% «seulement», à 50,1 milliards de dollars (autant d’euros), et un profit net en repli de 14%, à 17,6 milliards de dollars. Une performance loin des standards habituels du groupe mais supérieure aux prévisions du consensus établi par Factset pour ces deux indicateurs. Seule la branche «Intelligent Cloud», la première source de revenus de Microsoft avec 20,3 milliards de dollars générés sur le trimestre, a déçu les attentes avec une croissance de 20%, dont 35% pour le produit star Azure.
En attendant Amazon, Apple et Facebook
Pour Google, le tableau est plus sombre. Directement exposé au marché de la publicité, le moteur de recherche a vu ses ventes croitre d’un petit 6%, à 69 milliards de dollars, soit moins qu’attendu par le consensus. Le profit opérationnel plonge de 25%, à 17,1 milliards de dollars, là aussi à un niveau inférieur aux prévisions des analystes. YouTube, la filiale de diffusion de vidéos, affiche même des ventes en repli de près de 2% sur le trimestre, à 7,07 milliards de dollars. Malgré une croissance élevée de 38%, à 6,87 milliards, l’activité dans le cloud reste un important foyer de pertes. Le pôle affiche un résultat opérationnel négatif de 699 millions de dollars contre 644 millions un an plus tôt. Le déficit généré par les «autres paris» de Google s’est aussi creusé de 323 millions, à 1,61 milliard de dollars.
En baisse prononcée de 6%, les actions Google et Microsoft entraînaient les autres valeurs technologiques dans leur sillage mercredi en fin d’après-midi. Meta (Facebook) et Amazon abandonnaient près de 2% quand Apple reculait de 0,4%, poussant l’indice Nasdaq dans le rouge alors que l’ensemble des autres Bourses occidentales s’inscrivaient en hausse. Autant dire que les investisseurs auront les yeux rivés sur les résultats de ces trois géants, qui seront révélés entre mercredi et jeudi soir.
Plus d'articles du même thème
-
La volatilité des actions tombe à un plus bas cette année
L’indice Vix de volatilité du S&P 500 a chuté à 14,40, son plus bas depuis janvier, soutenu par l’anticipation de banques centrales moins restrictives et les bons résultats de la tech. -
Les géants de la tech se ruent à nouveau sur les marchés
Après Alphabet sur le marché obligataire, Intel a bouclé une levée de 20 milliards de dollars à Wall Street. Ils ont tous deux profité d’une fenêtre de marché favorable après la correction de juillet. Nvidia a annoncé un accord de 500 milliards avec plusieurs fonds. -
SpaceX digère avec difficulté le premier afflux de titres post-lock-up
Après ses premiers résultats en tant que société cotée, l’opérateur spatial et d’IA devait passer l’obstacle de la fin de la période de rétention de titres de ses actionnaires historiques. Les investisseurs individuels sont désormais vendeurs nets, ce qui prive l'action d'un soutien majeur.
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
Contenu de nos partenaires
-
EngrenageAu Yémen, la dangereuse escalade qui menace le détroit de Bab el-Mandeb
Le conflit entre Houthis et forces gouvernementales yéménites s'est réveillé, faisant peser le risque de nouvelles attaques contre les navires empruntant le passage stratégique -
Croyants ou pas, Washington veut des alliés qui défendent le christianisme en Europe
L'administration Trump estime que l'Europe a tourné le dos à l'héritage occidental chrétien. Elle aimerait la ramener sur la bonne voie -
Ainsi soient-ilsAttal, Philippe, Retailleau... et Dieu
Pour la première fois sous la Ve République, la droite et le centre pourraient être représentés à la présidentielle par un non-croyant. Si Bruno Retailleau est un catholique fervent, Edouard Philippe et Gabriel Attal entretiennent une relation distante avec la religion