Goldman Sachs surprend le marché grâce à la baisse de ses coûts
Goldman Sachs sauve la face au dernier trimestre 2011. Grâce à de vigoureuses mesures d’économies, la banque d’affaires américaine affiche un recul de ses bénéfices inférieur aux anticipations des analystes: son résultat net ressort à 978 millions de dollars, en baisse de 56% par rapport au quatrième trimestre de l’année précédente. Les revenus ont reculé de 30%, à 6,05 milliards. Pour l’ensemble de l’exercice 2011, le bénéfice chute de 67% à 2,51 milliards de dollars.
Les analystes prévoyaient un bénéfice trimestriel encore plus faible, en baisse de 70%. En outre, la banque avait affiché de fort mauvais résultats au troisième trimestre, signant une deuxième perte depuis son introduction en Bourse (-428 millions de dollars). C’est pourquoi les investisseurs ont bien réagi à la publication des comptes, le titre s’adjugeant 6,79%, à 104,31 dollars.
Le montant total des rémunérations a également reculé de 21%, à 12,2 millions de dollars, par rapport à l’année précédente. Alors que les dépenses hors rémunérations restent stables sur l’ensemble de l’exercice, l’équipe de Lloyd Blankfein a concentré ses efforts sur le dernier trimestre: les coûts ont été réduits de 15% par rapport à la même période en 2010. Ces décisions ont été positivement perçues par les professionnels. «Je préférerais voir Goldman Sachs investir davantage dans leurs activités, mais ils doivent clairement ajuster leurs effectifs en fonction des conditions de marché», déclare à Reuters Gary Townsend, président de Hill-Townsend Capital.
Le pessimisme des analystes concernait en particulier les activités de trading: ces dernières semaines, ils avaient fortement réduit leurs prévisions. En l’occurrence, l’activité sur les marchés de taux et actions a respectivement reculé de 17% et de 32% au quatrième trimestre (à 1,36 milliard et 526 millions de dollars).
Il n’en reste pas moins que 2011 est un exercice à oublier pour Goldman Sachs. Tous ses métiers affichent un recul à deux chiffres de leurs revenus au dernier trimestre. Sur l’année, seul l’activité investment management affiche une (très légère) progression. «Le groupe a fait du bon travail en termes de coûts, mais il devient de plus en plus difficile à analyser. On ne peut plus s’attendre à ce que les différentes activités soient performantes simultanément. Aucune ne satisfait aux attentes en termes de revenus», souligne Jack Kaplan, gérant chez Carret Asset Management.
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