François Villeroy de Galhau prône la poursuite des baisses de taux de la BCE
Le gouverneur de la Banque de France estime que la Banque centrale européenne doit continuer à baisser ses taux tout en restant pragmatique sur le rythme adopé
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France
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Bloomberg
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a salué ce vendredi à Paris la décision unanime de la Banque Centrale européenne (BCE) d’abaisser jeudi, pour la troisième fois depuis juin, ses trois taux directeurs d’un quart de point de pourcentage (25 points de base).
Au vu des prévisions de marché, le gouverneur, qui s’exprimait devant des journalistes, s’attend à ce que l’inflation atteigne l’objectif de 2% fixé par la BCE plus tôt que prévu en 2025. Dès lors estime François Villeroy de Galhau, « le risque de manquer durablement notre cible par le bas existe désormais autant que celui de la dépasser ».
Alors que l'économie européenne connaît « un atterrissage en douceur, sans récession mais sans redécollage net en vue à ce stade », le gouverneur souligne que ce défi de la croissance européenne « renvoie d’abord à l’impératif de réformes durables du côté de l’offre, selon les propositions des rapports Draghi et Letta ».
La direction est à mes yeux claire: nous devrions continuer à réduire de façon appropriée le caractère restrictif de notre politique monétaire
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France
Baisse justifiée
Mais conjoncturellement, ajoute François Villeroy de Galhau, « la modération persistante de l’investissement et de la consommation privés, avec en particulier la remontée récente des taux d'épargne des ménages, justifie cette nouvelle baisse des taux d’intérêt, dès lors que les progrès de la désinflation sont assurés ».
Pour le gouverneur de la Banque de France, cette baisse des taux ne sera donc pas la dernière.
« La direction est à mes yeux claire: nous devrions continuer à réduire de façon appropriée le caractère restrictif de notre politique monétaire. Mais le rythme doit être celui d’un pragmatisme agile: dans un environnement international très incertain, nous conservons une totale optionnalité pour nos prochaines réunions », conclut François Villeroy de Galhau.
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