Fondations Capital s’intéresse à la clientèle privée
Fondations Capital poursuit sa diversification. Après avoir pris le contrôle de CM-CIC LBO Partners en octobre 2013 (rebaptisé LBO Partners), la société de gestion fondée par Xavier Marin approche la clientèle particulière: elle officialise aujourd’hui la commercialisation de Fondations Capital Privé PME, un FCPR répondant aux critères d’éligibilité du PEA PME. Elle entend collecter au moins 30 millions d’euros, avec l’idée de renouveller l’opération régulièrement.
«Ce produit permettra aux investisseurs privés d’accéder au private equity institutionnel», indique Xavier Marin, président de Fondations Capital. S’adresser à cette clientèle impose certaines contraintes. «Le FCPR n’a pas vocation à être actionnaire majoritaire. Par le biais des coïnvestissements, il bénéficiera de la création de valeur réalisée par l’actionnaire professionnel de contrôle», précise le responsable.
Le fonds investira entre 2 et 5 millions d’euros dans des PME d’une valeur comprise entre 40 et 200 millions ou réalisant un chiffre d’affaires de 30 à 150 millions. Mais son activité dépendra de sa capacité à s’inscrire dans le deal flow d’autres sociétés de gestion. «Il est fréquent que les fonds réalisent des opérations qui dépassent leurs limites d’investissement. Ce n’est pas parce qu’il manque quelques millions qu’une transaction ne se fait pas. Mais comme chercher un actionnaire minoritaire prend du temps, il est intéressant d’avoir un partenaire fiable: c’est pourquoi le bon coïnvestisseur peut jouir d’un véritable deal flow», explique Xavier Marin.
Contrainte réglementaire corollaire, le FCPR ne pourra détenir plus de 35% d’une société. «Dans l’idéal, nous souhaitons être le deuxième investisseur, sans autre investisseur financier. Nous chercherons le plus souvent possible à obtenir un représentant dans les conseils d’administration, avec un poste de censeur», indique Aude Walter, présidente du directoire de Fondations Capital Privé.
Conformément à la clientèle visée, la souscription minimum est de 20.000 euros, avec un seuil supplémentaire à 100.000 euros pour bénéficier de frais de gestion réduits et de possibilités de coïnvestissement direct aux côtés du FCPR.
Dans un autre registre, LBO Partners partira en quête de son troisième fonds cet automne, pour un montant proche du fonds précédent. Le deuxième véhicule de Fondations Capital proprement dit ne devrait, lui, pas voir le jour avant début 2016.
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