Edouard Philippe joue à l’équilibriste sur la réforme des retraites
Le Premier ministre Edouard Philippe a réaffirmé sa volonté de réformer les retraites, en supprimant notamment les régimes spéciaux, mais s’est dit prêt à négocier « sans brutalité » sur les mécanismes de transition des 42 régimes existants.
S’exprimant à la sortie du Conseil des ministres, Edouard Philippe s’est déclaré ouvert à un compromis, entre « une transition immédiate » et la « clause du grand-père » qui renverrait l’application de la réforme aux nouveaux entrants sur le marché du travail à compter de l'échéance de 2025. Le rapport de Jean-Paul Delevoye a proposé de fixer la transition à partir de la génération née en 1963, âgée de 62 ans en 2025.
« Nous prendrons le temps qu’il faut pour y arriver (...) Autrement dit, l’universalité, oui, la brutalité, non », a expliqué Edouard Philippe, ajoutant qu’il entend « ceux qui estiment qu'à 5 ans de la retraite (...) le changement de système pourrait être déstabilisant » et « ceux qui disent que la fameuse clause dite du grand-père qui n’appliquerait la réforme qu’aux nouveaux entrants sur le marché du travail ne serait pas assez ambitieuse ». « Entre ces 2 extrêmes, on doit pouvoir trouver le bon curseur », a-t-il insisté.
Le Premier ministre a rappelé que les discussions avec les syndicats et le patronat « vont encore se poursuivre un peu sous le pilotage du haut-commissaire » aux retraites, Jean-Paul Delevoye, et « devraient s’achever aux alentours des 9 ou 10 décembre ». Le projet du gouvernement sera présenté « dans les jours qui suivront ».
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