Dropbox offre une valorisation plus modeste pour son IPO
L’introduction en Bourse de Dropbox, l’une des plus attendues de l’année sur le Nasdaq, a franchi une nouvelle étape hier. Le groupe de stockage de données a fixé la fourchette de prix entre 16 et 18 dollars par action, ce qui représenterait en haut de fourchette une valorisation de 7,1 milliards de dollars (5,76 milliards d’euros). Le prix définitif de l’offre devrait être connu le 22 mars. Lors de son dernier tour de table qui a eu lieu en 2014, le spécialiste du partage et du stockage de données sur internet a été valorisé 10 milliards de dollars mais plusieurs banquiers s’étaient montrés sceptiques sur un tel montant. Certains de ses actionnaires avaient même dévalué leur participation ces derniers mois.
Le groupe californien compte lever grâce à cette IPO jusqu'à 648 millions de dollars. L’opération serait ainsi l’une des plus importantes IPO depuis celle de Snap en mars 2017. Goldman Sachs, JPMorgan, Deutsche Bank, Allen & Co. seront les chefs de file de l’opération.
La branche de capital-risque de Salesforce.com a par ailleurs accepté d’acheter pour 100 millions de dollars d’actions ordinaires de Dropbox dans le cadre d’un placement privé, à un prix similaire à celui de l’IPO. Les deux entreprises avaient auparavant annoncé une alliance en vue de mettre en commun leur service dans le cloud (informatique dématérialisée) et de partager des campagnes de marketing.
A l’issue de l’offre, Drew Houston, cofondateur et directeur général de Dropbox, détiendra 22% du capital et 24% des droits de vote de l’entreprise, tandis qu’Arash Ferdowsi, cofondateur et membre du conseil d’administration, contrôlera 8,8% du capital. Sequoia Capital, l’un des investisseurs historiques, aura une participation de 21,1%.
Dans son document réglementaire auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), Dropbox dit avoir réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 31% à 1,11 milliard de dollars sur l’exercice écoulé. Le groupe, qui revendique 500 millions de clients et 11 millions d’utilisateurs payants dans 180 pays, a précisé qu’environ la moitié de son chiffre d’affaires avait été réalisée en dehors des Etats-Unis en 2017.
Sa perte nette s’est réduite, passant de 210,2 millions de dollars en 2016 à 111,7 millions l’an dernier, tandis que son cash-flow libre a plus que doublé sur la période à 300 millions de dollars. Mais le groupe, qui s’attend à une hausse de ses coûts dans les années à venir, est en concurrence frontale avec Google, Amazon, Apple ou Microsoft.
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