Dexia enfile les pertes
Dexia, qui n’exerce plus de réelle activité commerciale, fait état d’une perte nette de 905 millions d’euros au premier semestre. Ce déficit s’inscrit en léger recul par rapport à la même période l’année précédente –la perte de la banque atteignait alors 1,17 milliard d’euros. Il a été notamment affecté, à hauteur de 278 millions, par la première application de la norme IFRS 13.
L’ancienne banque des collectivités locales, détenue à 95% par les Etats belge et français et en cours de liquidation, indique que 775 millions d’euros de la perte du premier semestre sont attribuables aux activités poursuivies et 134 millions aux activités arrêtées ou en cours de cession.
Le produit net bancaire (PNB) des activités poursuivies (qui consistent en la gestion extinctive de ses portefeuilles d’actifs) est négatif à -522 millions d’euros: les revenus générés par les portefeuilles commerciaux demeurent en effet inférieurs aux coûts de financement du groupe. Mais la tendance semble s’inverser: le coût de portage du portefeuille a diminué grâce à l’obtention des garanties publiques définitives des Etats fin 2012 (bien moins onéreuses que les garanties temporaires), suite à l’aval de Bruxelles. Les coûts de financement sont passés de 349 millions au premier trimestre 2013 à 266 millions au trimestre suivant. Le PNB atteignait -612 millions au premier semestre 2012.
La garantie définitive a en outre facilité les émissions de dette de Dexia sur le marché. Les cessions de la SFIL, la réduction du collatéral à verser, le débouclage des financements avec Belfius (ex-Dexia Banque Belgique) et l’amortissement de passifs ont également réduit le besoin de financement du groupe. Dexia a également arrêté de recourir aux lignes de liquidité d’urgence des banques centrales (ELA) au cours du premier semestre.
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