Des obligations souveraines indexées sur le PIB sont-elles possibles ?
Le G20 l’a évoqué, le sujet a fait l’objet d’études académique initiées par des banques centrales, mais le dossier n’avance pas. L’intérêt de mettre en place des obligations souveraines indexées sur le PIB serait pourtant majeur, affirme le CEPII (Centre d'études prospectives et d’informations internationales) dans une étude publiée mi-décembre 2017, indique l’Agefi Quotidien (édition du 18 décembre 2017).
Il le serait pour les Etats, qui pourraient voir leur service de la dette réduit en cas de récession, ce qui laisserait des marges de manœuvre pour soutenir leurs économies. Pour les investisseurs, aussi, qui auraient droit à une surrémunération dans les périodes d’euphorie économique et connaîtraient par avance le manque à gagner dans le cas contraire. Ils éviteraient d’être confrontés à de nombreuses crises de la dette, puisque ces obligations permettent de les éviter. C’est là le bénéfice majeur apporté par les «GDP-linked bonds», affirme le CEPII : leur rôle contracyclique – à l’inverse de la dette traditionnelle, qui fait effet boule de neige en cas de récession. Une fonction contra-cyclique renforçant la stabilité du système financier.
«En cas de forte récession, ces titres indexés sur le PIB contribueraient à réduire le risque de défaut des Etats emprunteurs, des risques très coûteux», affirme l’auteur de l’étude, Christophe Destais. «S’ils étaient bien répartis dans les portefeuilles financiers, ces produits pourraient contribuer à un partage du risque au niveau international».
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