Deliveroo chute pour son entrée en Bourse
Deliveroo rate ses débuts boursiers. L’action du groupe de livraisons de repas a ouvert à 331 pence à la Bourse de Londres ce mercredi matin, soit 15% en-dessous de son prix d’introduction (390 pence). Le cours s’est par la suite enfoncé, tombant jusqu'à 275 pence (-30%), dans un marché londonien pourtant en légère hausse.
Evoquant un marché plus volatile que prévu, Deliveroo avait adopté une position prudente en fixant le prix de son entrée en Bourse tout en bas de la fourchette indicative. La participation de trois grands investisseurs, qui s'étaient engagés à acheter un tiers des actions mises en vente, devait également sécuriser l’opération. Mais la chute de l’action dans les premiers échanges montre une déconnexion entre un carnet d’ordres sécurisé et la perception du marché.
L’IPO de Deliveroo était dirigée par Goldman Sachs et JPMorgan, avec Bank of America, Citi, Jefferies et Numis en appui.
Doutes ESG
Durant le processus d’IPO, plusieurs grands investisseurs avaient publiquement exprimé leurs doutes sur le caractère durable et responsable du modèle économique du groupe, qui repose sur le statut d’auto-entrepreneur de ses livreurs.
Les débuts ratés de Deliveroo tombent mal pour la Bourse de Londres et le gouvernement qui avaient fait de cette opération emblématique une vitrine pour l’attractivité de Londres après le Brexit. «Deliveroo a créé des milliers d’emplois et représente un réel succès pour le secteur technologique britannique», s'était félicité le ministre des Finances, Rishi Sunak. Londres avait même accepté de modifier la législation du pays pour permettre à des sociétés ayant deux catégories d’actions, assorties de différents droits de vote, comme c’est le cas pour Deliveroo, d’être incluses dans les grands indices boursiers.
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