CMA CGM double son effort pour le pouvoir d’achat
Alors que de plus en plus de députés commencent à envisager de taxer les surprofits de certaines entreprises, CMA CGM renforce son effort.
L’armateur qui a enregistré un profit net de 7,2 milliards de dollars (7,06 milliards d’euros) au premier trimestre va augmenter les mesures annoncées fin juin dernier en faveur du pouvoir d’achat des Français.
La baisse du taux de fret pour les importateurs passe ainsi de 500 à 750 euros par conteneur et il concerne désormais toutes les importations en provenance d’Asie et à destination de tous les clients de CMA CGM situés en France. Précédemment, seules les enseignes de la grande distribution et tous les clients des Outre-Mer étaient concernés.
Plus de deux fois plus cher
Le groupe dirigé par Rodolphe Saadé annonce en outre une mesure en faveur des exportateurs français avec une baisse de 100 euros par conteneur 40 pieds, sachant que les taux de fret sont plus faibles en moyenne à l’exportation.
Au global, ces nouvelles dispositions représentent «des réductions jusqu’à 25% des taux de fret», indique la société dans son communiqué, contre 10% à maximum 20% précédemment. Elle seront applicables à partir du 1er août prochain.
Le coût de ces mesures pour CMA CGM n’a pas été dévoilé mais il est plus que doublé par rapport aux annonces de juin dernier.
Plus d'articles du même thème
-
Les bons du Trésor américains ne sont pas sortis d’affaire
La mauvaise dynamique sur les taux américains, qui a notamment poussé le rendement des US Treasuries à 30 ans au-delà de 5,30% depuis mi-août, un sommet inédit depuis 2007, ne semble pas prête de s’inverser. Retour sur les principaux facteurs de risques. -
Les cours du pétrole reculent en amont d’un durcissement des sanctions contre l’Iran
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré que Washington imposerait les sanctions «les plus sévères» de l’histoire, une campagne inédite d’isolement économique visant à contraindre l’Iran et ses partenaires commerciaux à se conformer aux exigences américaines. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très limité, et assez peu d’analystes imaginent un changement rapide. -
Les canicules pourraient provoquer une stagnation en Europe
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
ETF à la Une
Vanguard sort trois fonds Ucits actions mondiales
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Stellantis écorne un peu plus son image en rappelant près d'un million de véhicules
- Les cash-flows retrouvent leur éclat aux yeux des investisseurs
- Les secteurs bancaires américains et européens font deux paris différents pour la monnaie du futur
Contenu de nos partenaires
-
OrageGuerre du ciel : le bras de fer de Zelensky avec Poutine
Le président ukrainien, contesté frontalement par son ancien ministre de la Défense, doit composer avec le manque cruel d’intercepteurs contre les missiles balistiques russes -
Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko visé par une enquête pour détournement de fonds publics
Deux plaintes avaient été déposées contre l’élu, accusé d’avoir cumulé illégalement son emploi à la RATP avec ses fonctions d’adjoint au maire pendant vingt ans -
« Les besoins sont considérables » : l’Ukraine toujours en quête de fonds pour financer son effort de guerre
Face aux coûts monumentaux du conflit avec la Russie, le prêt de 90 milliards d’euros consenti par les Européens en décembre 2025 pourrait ne pas suffire