CA Cheuvreux se prépare à un plan massif de licenciements
Une vague massive de licenciements se prépare chez CA Cheuvreux, dans la perspective du rachat de la société de courtage par son concurrent Kepler Capital Markets. En France, où la filiale du Crédit Agricole compte 358 employés, «290 postes ont vocation à être supprimés», soit 80% des effectifs basés à Paris, ont indiqué à L’Agefi plusieurs sources concordantes.
Au niveau de l’ensemble du groupe, qui compte 700 personnes réparties entre treize bureaux principalement basés en Europe, «il ne devrait rester que 200 postes», a ajouté l’une des sources. Personne n’était disponible chez Crédit Agricole et Kepler pour commenter ces informations.
L’ensemble des équipes «sont concernées, en premier lieu celles des fonctions de back-office, de middle-office et les services informatiques», a précisé une source syndicale, ajoutant que ces informations avait été communiquées en interne en fin de semaine passée dans le cadre d’un comité d’entreprise de CA Cheuvreux. Suite à ce plan de licenciement, «il ne restera qu’une petite partie du front office», a déploré cette même source.
Les premiers départs «pourraient intervenir dès le début de 2013», a indiqué une autre source, ajoutant n’avoir aucune information sur d’éventuels reclassements au sein du Crédit Agricole. Des négociations avec les salariés devraient intervenir prochainement.
Le rapprochement avec Kepler, qui doit être bouclé d’ici la fin de l’année, laissait présager une lourde restructuration sur le plan social. Kepler, qui compte 370 salariés parmi lesquels 55 analystes, couvre quelque 500 valeurs en Europe, contre 600 valeurs pour CA Cheuvreux. La combinaison d’effectifs des deux entités collait mal avec l’objectif de couverture de 650 valeurs européennes du nouvel ensemble. Surtout, Cheuvreux accumule les pertes depuis plusieurs années.
Après l’échec des négociations avec le chinois Citics, le Crédit Agricole avait annoncé l’été dernier l’ouverture de négociations exclusives avec Kepler. Le Crédit Agricole a vocation à prendre une participation de l’ordre de 15% dans le nouvel ensemble, qui sera rebaptisé Kepler Cheuvreux. La banque italienne Unicredit, qui a confié à Kepler ses activités de recherche et d’exécution sur les marchés primaires actions, pourrait également prendre une participation minoritaire.
Plus d'articles du même thème
-
Les gérants affichent toujours un portefeuille offensif
Les actions pèsent encore 50%, tandis que l’obligataire progresse de deux points à 43%. Signe de relative confiance, la poche de cash retombe sur ses plus bas. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène. -
Google fait son grand retour dans la compétition aux modèles d’IA de pointe
Google a lancé, jeudi 1er octobre, un nouveau modèle d'IA haut de gamme, Gemini 4 Argon, testé par quelques partenaires de confiance. Avec Anthropic et OpenAI, tous rivalisent sur la puissance de leurs outils d’IA, alors même qu'ils appellent publiquement à la modération.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : le soutien croissant des Britanniques à l’UE peut-il rebattre les cartes du Brexit ?
Plusieurs enquêtes récentes montrent qu’une part importante des Britanniques est désormais favorable à un retour dans l’Union européenne. Alors qu’Andy Burnham envisage ouvertement une nouvelle adhésion, une telle perspective nécessiterait de longues négociations, sans garantie pour Londres de retrouver les dérogations dont il bénéficiait avant le Brexit -
Guerre au Moyen-Orient : à court de missiles, l’Amérique découvre les limites de sa puissance
En sept mois de guerre contre l’Iran, les Etats-Unis ont largement puisé dans leurs stocks d’intercepteurs. Pensé pour protéger les alliés américains au Moyen-Orient, le système THAAD illustre aujourd’hui les difficultés de l’industrie de défense américaine à soutenir, sur la durée, une guerre de haute intensité -
La Fabrique de l'OpinionDénatalité : « Sexualité, couple et projet d’enfant se sont désynchronisés »
Les explications matérielles – logement, précarité, modes de garde – sont importantes mais n'expliquent pas à elles seules la dénatalité qui frappe la France. Spécialiste de la natalité, Hélène Calas explore la récession du couple parental