Bryan Garnier récupère la gestion de deux fonds en déshérence

La banque a été choisie après la défaillance de Cap Finance International, le gérant de Cap Innova Expansion et de Cap Angels
Antoine Landrot

S’étant lancé cette année dans l’activité de reprise d’actifs en déshérence, Bryan Garnier Principal Investments (BGPI, le département de gestion de private equity de la banque d’affaires franco-britannique) a repris deux fonds de PME innovantes dont la société de gestion a fait faillite en début d’année: Cap Angels et Cap Innova Expansion, lancés respectivement en 2008 et 2009 par Cap Finance International (CFI).

Mécontents des pratiques de cette société de gestion, placée en redressement judiciaire en mars dernier, les investisseurs de ces deux fonds ont procédé à une consultation afin de nommer un nouveau gérant. BGPI a été désigné en assemblée générale qui s’est tenue au début du mois de novembre.

Cap Angels et Cap Innova Expansion sont composés de start-up ou de très jeunes sociétés dans les secteurs des médias, des technologies appliquées à la finance, l’internet et les loisirs – les trois premiers faisant partie des secteurs de prédilection de Bryan Garnier. Sur la quinzaine d’entreprises, environ un tiers serait en bonne santé, une proportion équivalente nécessitant un travail important de redressement. La viabilité du dernier tiers serait plus incertaine. Cette proportion est classique dans les fonds de capital-risque, où le taux de mortalité des sociétés demeure important.

«Nous ne procéderons pas à de nouveaux investissements via Cap Angels et Cap Innova Expansion. Notre objectif est d’amener les sociétés des deux portefeuilles jusqu’à un événement de liquidité: une cession à une autre entreprise, une introduction en Bourse ou une opération de LBO avec un fonds d’investissement», indique Marc Goldberg, managing director de BGPI.

Il s’agit d’une première pour Bryan Garnier. Lancé en 2004 sous le nom d’Occam Capital par Marc Goldberg et repris par la banque d’affaires en 2009, BGPI gère traditionnellement des fonds spécialisés pour compte de tiers, ainsi que des fonds de co-investissement. Il a démarré cette année une activité de reprise d’actifs en déshérence – sans pour autant faire du retournement. «Le monde du private equity est en cours de consolidation. Beaucoup d’argent a été déployé en France. Mais il existe de moins en moins de gérants, tandis que certains investisseurs cherchent des solution de liquidité pour leurs participations», indique Marc Goldberg.

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