Brexit: le report du vote fait reculer la livre
Theresa May, chef du gouvernement de Grande-Bretagne, a annoncé le report du vote sur l’accord signé fin novembre avec l’Union européenne sur Brexit, lors d’un discours à la Chambre des communes. Ce scrutin qui devait avoir lieu mardi au Parlement, divise les élus britanniques, et exposait la Première ministre à un échec. Theresa May a également annoncé que les préparatifs en vue d’un Brexit sans accord seront accélérés.
La dirigeante n’a pas indiqué à quelle date un nouveau vote pourrait avoir lieu, rappelant simplement la nécessité de procéder à ce scrutin avant le 21 janvier 2019.
Après l’annonce, la livre sterling accusait le coup, perdant plus de 1% à 1,255 dollar. L’euro traitait à 1,103 face au sterling contre 1,115 en début de matinée. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat britanniques à dix ans chute de près de neuf points de base, à un plus bas de cinq mois.
Une des pommes de discorde porte notamment sur la clause dite de sauvegarde (backstop). Elle vise à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Selon ses détracteurs, le possible maintien de l’Irlande du Nord dans l’union douanière, si aucune autre solution n’est trouvée d’ici à la fin de la période de transition post-Brexit, ouvre la voie à un démantèlement du Royaume-Uni. Selon un journaliste politique du Telegraph, Theresa May aurait dit à ses ministres qu’elle va se rendre à Bruxelles pour discuter les termes de cette clause, voire obtenir une «garantie juridiquement contraignante» que cette clause sur la frontière irlandaise ne s’appliquera pas indéfiniment.
Plus d'articles du même thème
-
La dette française s’emballe
Alors que la dette publique française devrait dépasser 120% du PIB en 2027, le spread de la France a largement dépassé le seuil symbolique des 100 points de base. Les annonces du gouvernement concernant le budget n’ont pas convaincu. Le risque sur les OAT est jugé asymétrique avec les prochaines élections. -
Kevin Warsh a plutôt rassuré les marchés
Le nouveau président de la Fed n’a pas déçu les attentes d’une hausse de taux après son revirement «restrictif» de Jackson Hole. De quoi renforcer sa crédibilité malgré les tweets toujours contradictoires de Donald Trump. Les autres membres du FOMC affichent encore pour la suite une certaine prudence, qui devrait quand même les amener à une hausse de taux supplémentaire jusqu’à 4,25%. -
La France soutiendrait la candidature de Klaas Knot pour la BCE
Paris soutiendrait la candidature du Néerlandais pour succéder à Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne, à condition que le poste de chef économiste revienne à un candidat français, selon Reuters. Une proposition à laquelle Berlin risque fort de s’opposer.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
Train fantômePrésidentielle : la campagne otage des crises
Hausse des prix des carburants, risques financiers et sociaux, menace russe, réchauffement climatique... Emmanuel Macron met en garde son successeur à venir dans un climat anxiogène -
DésavoeuAllemagne : malgré de nouveaux revers électoraux, Merz persiste et signe sur les réformes
La CDU a pris le bouillon en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et pourrait perdre la mairie de Berlin -
EditorialL'autodestruction de France Inter
Il devient limpide que, inspirée par la gauche radicale, France Inter pratique un pluralisme de pacotille, triant de son propre chef entre adversaires légitimes ou à excommunier, au nom de la lutte antifasciste