bpifrance se laisse du temps pour ses dividendes et ses rendements
Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque publique d’investissement (bpifrance), présentait en audition devant les parlementaires la doctrine de l’institution financière.
L’ex-numéro deux de Cap Gemini est revenu sur son périmètre d’intervention: investisseur minoritaire actif, sans limite de taille ni de stade d’investissement (des TPE aux ETI, plus rarement les grandes entreprises), dans tous les secteurs à l’exception de l’immobilier, des infrastructures, de la banque, de la presse et des instituts de sondage. Toute exception fera l’objet d’une décision unanime du conseil d’administration.
L’institution a prévu «d’investir 9,2 milliards d’euros en direct au capital d’entreprises françaises entre 2013 et 2017, dont 1,7 milliard dans le pôle consacré aux PME, 500 millions dans le capital-risque et 7 milliards dans les ETI et exceptionnellement les grandes entreprises», a déclaré Nicolas Dufourcq. Dans la dernière catégorie, entre 3 et 4 milliards d’euros seront sanctuarisés pour les seules ETI sous forme d’un FCPR. Par ailleurs, 2,7 milliards d’euros seront consacrés à l’investissement indirect (via des fonds).
bpifrance sera également en mesure de racheter des sociétés sous LBO (pour éviter que celles-ci ne passent sous contrôle étranger) et d’accompagner des opérations de retournement, confirmant les propos tenus le 10 avril dans L’Agefi Quotidien. Concernant la possibilité d’actions de concert entre Bpifrance et l’Agence des participations de l’Etat (APE), son actionnaire, Nicolas Dufourcq a annoncé que le responsable de l’APE, David Azéma, travaillait à l’élaboration d’un projet de doctrine sur le sujet.
La politique de dividendes de bpifrance sera fixée au printemps 2014. «Nous avons expliqué aux pouvoirs publics l’intérêt d’attendre une année pleine d’exercice avant de prendre une décision. Le niveau des dividendes dépend notamment des dotations budgétaires de l’Etat. Ainsi, rien n’était prévu pour les garanties dans le budget 2013», explique Nicolas Dufourcq.
Corollaires des dividendes, les objectifs de rendement seront précisés au terme des discussions avec les actionnaires. «Entre 1995 et 2011, le rendement moyen de CDC Entreprises atteint 2%. C’est un rendement de mission d’intérêt général: on ne peut aller plus bas, car bpifrance a une activité importante d’amorçage et de capital-risque. Le rendement moyen du FSI est de 6%. Nous travaillons sur cet ordre de grandeur», précise Nicolas Dufourcq.
Plus d'articles du même thème
-
Les fonds d’actions européennes ont connu leur plus forte collecte hebdomadaire depuis février
Les stratégies d’actions européennes ont enregistré 1,3 milliard de dollars d’entrées nettes sur la semaine, selon le Flow Show de Bank of America. -
BNP Paribas AM réorganise sa direction en Suisse
La société de gestion a nommé Frederick Widl comme nouveau directeur général de la succursale helvétique. -
H2O AM lance un fonds à performance absolue mêlant obligations et devises
Generative Global Fixed Income utilise l’IA générative dans son processus d’investissement.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
Contenu de nos partenaires
-
Pas vu pas prisAffaire Bardella : le RN continue de faire bloc, Marine Le Pen veut enjamber la crise
Preuves contestées, média attaqué, cadres mobilisés : le RN continue de soutenir Jordan Bardella, qui opte pour une stratégie jusqu’au-boutiste. La candidate à l'Elysée, plutôt que de s’exposer davantage, tente de mettre l'affaire à distance -
Emmanuel Macron : les pays du G7 vont libérer « jusqu’à 100 millions de barils » pour faire baisser les prix des carburants
La décision, annoncée par le président français, pourrait faire baisser les prix des carburants à la pompe -
Tu casses, tu payesBlocus des lycées : « faire payer les réparations » aux parents, est-ce vraiment possible ?
Gérald Darmanin a demandé aux procureurs de requérir la « responsabilité civile » des parents des mineurs impliqués dans les dégradations des lycées. Une procédure semée de plusieurs embûches