Boris Johnson propose un dernier «compromis» sur l’Irlande
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a réaffirmé mercredi que le Brexit deviendrait réalité le 31 octobre, «quoi qu’il arrive», et notamment quel que soit le sort réservé par les Européens aux propositions qu’il s’apprête à formuler. «Ce que veut le monde entier, c’est en finir calmement et raisonnablement avec ce sujet et tourner la page», a-t-il déclaré en clôture de la convention annuelle du parti conservateur, à Manchester.
Mardi soir, le quotidien The Telegraph avait pu décrire la proposition attendue baptisée «deux frontières pour quatre ans» : «Ce plan, dont les grandes capitales européennes ont été mises au courant mardi, acceptera la nécessité à la fois d’une frontière réglementaire entre le Royaume-Uni et l’Irlande du Nord en mer d’Irlande pour une période de quatre ans et des contrôles douaniers entre l’Ulster et la République d’Irlande.» Conserver l’Irlande du Nord dans une «relation spéciale» avec l’Union européenne jusqu’en 2025 permettrait d’éviter le rétablissement d’une frontière physique potentiellement source de tensions entre la république d’Irlande et l’Irlande du Nord.
Depuis, de hauts responsables européens ont considéré que la proposition présente «des défauts fondamentaux», selon Reuters. Cette solution «ne fonctionnera pas, Boris Johnson fait le choix de la confrontation», a estimé un diplomate européen, pour qui l’alternative se réduit au «backstop» ou à un report de la date du Brexit. Sur la chaîne de télévision Virgin Media One, le ministre irlandais des Affaires étrangères a également décrit ces propositions comme «préoccupantes», indiquant ne pas y voir les fondations pour un accord entre Londres et Bruxelles.
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