BNP Paribas reste en tête du marché français des fusions-acquisitions
BNP Paribas domine largement le classement national 2011 des banques conseils en fusions-acquisitions (M&A), réalisé par L’Agefi. Ce classement sur les opérations conclues reflète, du fait des délais de bouclage, une activité fortement accrue dans l’«entre-deux crises», avec près de 190 milliards d’euros échangés cette année (en 705 transactions), contre 100 en 2010 et 112 milliards pour 2009. Il récompense donc BNP Paribas, leader pour la troisième année consécutive, devant un pool de poursuivants regroupés (à lire aussi dans L’Agefi Hebdo du 5 janvier).
Suivent les américaines Goldman Sachs et Morgan, également grâce à leur présence sur les très nombreuses opérations transfrontalières - qui représentent désormais près de 70% des deals de plus de 100 millions d’euros. Avec JPMorgan, elles étaient notamment sur les deux transactions majeures : la «prise de contrôle inversée» de GDF Suez sur le britannique International Power et le rachat de l’américain Genzyme par Sanofi. Parmi les autres grandes opérations, notons celles sur SFR, Axa Asia Pacific, Rhodia, EnBW, Bulgari, Parmalat, Cepsa, GDF Suez Exploration & Production...
SG CIB a connu une forte progression en valeur comme en nombre de transactions conseillées (52 au lieu de 19), dont certaines stratégiques comme Parmalat pour Lactalis. La banque de la Défense arrive également deuxième du conseil auprès des fonds, derrière Rothschild et devant HSBC, et quatrième du conseil aux midcaps (de moins de 500 millions d’euros de valeur), derrière Rothschild, BNP Paribas et Leonardo. Rothschild reste globalement le conseil le plus actif en nombre de transactions (87).
Le marché français ayant régressé de 8 % en deals annoncés selon Thomson Reuters, 2012 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Les grands groupes à la trésorerie abondante ne se risquent plus sur des acquisitions majeures, dans un contexte de forte volatilité où les financements se sont renchéris. «Ils manquent aussi de visibilité au-delà du premier trimestre 2012 pour pouvoir envisager des opérations en échange de titres», ajoute Emmanuel Hasbanian, chez Deutsche Bank. En recherche de croissance, ces corporates devraient donc continuer à soutenir les petites transactions ciblées.
Pour les LBO en revanche, «il n’est presque plus possible d’en organiser au-dessus d’un milliard en Europe», note Thierry d’Argent, patron du M&A à la Société Générale.
{"title":"","image":"77767»,"legend":"CLASSEMENT FUSIONS ACQUISITIONS»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Crédit Agricole CIB entend faire fructifier son héritage indien
La filiale spécialisée dans les activités de financement et d’investissement de Crédit Agricole SA ne cache pas ses ambitions en Inde. Pour y déployer sa stratégie de niche, elle a doublé son allocation de capital consacrée au pays. Et compte y monter encore en puissance. -
Les actions indiennes ont perdu de leur lustre
Après des années de forte surperformance sur les marchés actions émergents, les places boursières indiennes ont accusé le coup depuis deux ans, en raison de valorisations trop élevées. -
Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
En tenant compte des provisions déjà prises sur ce dossier, la décision du tribunal affectera les comptes trimestriels du réassureur à hauteur de 50 millions d'euros.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Finances royales : au Royaume-Uni, Charles III mise sur la transparence et révèle un impôt record
Premier monarque britannique à dévoiler publiquement sa contribution fiscale, Charles III a révélé avoir acquitté plus de 30 millions de livres d'impôts depuis son accession au trône en septembre 2022, soit environ 35 millions d'euros -
CarrièreDéconnecter, une mesure de sauvegarde pour nos cerveaux
L’Observatoire B2V des mémoires, cet organisme créé par le Groupe de protection sociale B2V, pour explorer la mémoire et le fonctionnement de nos cerveaux et vulgariser l'information scientifique, nous rappelle pourquoi il est vraiment nécessaire de faire une pause -
CarrièreTrois conseils de l’Apec pour entretenir son employabilité
Et si après 45 ans, votre meilleur atout… c’était vous (mais un peu version 2.0) ?