Blackstone poursuit ses transactions dans l’immobilier outre-Atlantique
Blackstone profite de la bonne santé du marché de l’immobilier aux Etats-Unis. Déjà bien implanté à Boston, le groupe de capital-investissement s’apprête à racheter un immeuble de bureaux de 13 étages et d’une superficie de 21.400 m2 dans le quartier de Back Bay, au sud de la ville, pour un montant de 117 millions de dollars (88 millions d’euros), selon Bloomberg qui se réfère à deux personnes proches du dossier. L’opération devrait être finalisée d’ici fin septembre.
Le vendeur est le groupe immobilier familial Shorenstein Property, propriétaire depuis 2007 de cet immeuble du 399 Boylston Street construit en 1983. Il réaliserait ainsi une plus-value confortable de 29% par rapport aux 90,8 millions de dollars déboursés pour acquérir ce bien peu avant la crise financière. La filiale de gestion d’actifs de Natixis, qui loue plus de la moitié de l’immeuble, a fait savoir qu’elle avait l’intention de déménager en 2017 dans un nouveau complexe immobilier dans la même rue.
Blackstone sera ainsi libre d’appliquer sa stratégie qui consiste à racheter des actifs immobiliers et à les rénover pour en accroître la rentabilité grâce à une hausse du taux d’occupation. Deux autres immeubles détenus par le groupe de private equity à Boston sont d’ailleurs situés dans le même quartier. Le taux de vacance à Back Bay dans l’immobilier de bureaux était de 7,7% au deuxième trimestre, niveau le plus faible des neuf districts de l’agglomération dont le taux d’inoccupation s’élevait en moyenne à 13,6% sur la période.
Le groupe de private equity a racheté le mois dernier à Shorenstein la tour «Park Avenue» de 36 étages à Manhattan pour 750 millions de dollars, le cabinet d’avocats Paul Hastings, qui loue 45% du bâtiment, songeant également à déménager à l’horizon 2016. Mais à Boston, la société d’investissement a par ailleurs cédé au printemps à un consortium financier cinq immeubles pour plus de 2 milliards de dollars.
Cette politique semble réussir à Blackstone dont la division immobilière a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net ajusté en progression de 32% à 489 millions de dollars, le groupe tirant parti «d’une amélioration des loyers et du taux d’occupation sur l’ensemble de son portefeuille immobilier diversifié». Cette division a investi en capital 3,1 milliards de dollars sur le trimestre et 11,6 milliards sur la période allant de juillet 2013 à juin 2014.
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