Barclays PE prépare la relève en vue de son indépendance
Barclays Private Equity adapte sa gouvernance pour voler de ses propres ailes. La filiale de capital-investissement de Barclays Capital, qui entend prendre son indépendance dans les prochains mois et vient de lancer la levée d’un quatrième fonds, s’apprête à mettre en place une nouvelle organisation. Celle-ci consacrera la montée en puissance de Guillaume Jacqueau, le directeur général du bureau parisien. «La nouvelle gouvernance devrait être effective au moment du premier closing du fonds IV, que l’on espère pour février», indique un proche du groupe, confirmant des informations de LBO Wire.
Guillaume Jacqueau, 45 ans, présent dans la société depuis 1995, deviendra à cette date le seul patron exécutif de Barclays PE Europe, aujourd’hui pilotée par un trio. Il sera aussi le patron de l’entité française, dont il tenait déjà dans les faits les rênes depuis plus d’un an. En 2010, il s’est notamment illustré en investissant dans La Toulousaine, spécialiste des grilles et volets roulants, et en cédant le fabricant d’emballages Sphère.
L’emblématique Gonzague de Blignières, président de Barclays PE France, reste cependant dans le groupe. Le trio de dirigeants qu’il formait au niveau européen avec Peter Hammermann et Paul Goodson deviendra, après le départ de ce dernier, un duo au sein d’un conseil de surveillance. Un comité d’investissement sera par ailleurs créé: outre Guillaume Jacqueau, Gonzague de Blignières et Peter Hammermann, il comprendra Rob Myers, en charge du bureau londonien, l’Allemand Michael Bork, et Owen Clarke, qui assumera la nouvelle fonction de directeur des investissements (CIO).
«L’idée est d’organiser une succession intelligente dans les cinq à six ans qui viennent, quand le fonds IV sera parvenu à la moitié de sa durée de vie», précise la même source. Barclays PE a lancé la semaine dernière la levée de ce quatrième fonds, celui de l’indépendance. D’une durée de dix ans, il doit atteindre 1,5 milliard d’euros, une taille logiquement réduite par rapport au précédent véhicule de 2,4 milliards d’euros. Barclays Capital, qui avait apporté 600 millions au fonds III, n’a en effet plus vocation à investir. Alors que les évolutions réglementaires limitent l’attrait de la classe d’actifs pour les banques et les assureurs européens, Barclays PE envisage de solliciter davantage les investisseurs américains pour son nouveau véhicule.
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