Baker & McKenzie récupère sa place de premier cabinet d’avocats au monde
Dans son duel avec DLA Piper pour le leadership mondial des cabinets d’avocats, Baker & McKenzie vient de remporter une bataille. Grâce à des revenus d’un montant record dans l’histoire du secteur, la firme fondée à Chicago est redevenu le cabinet au monde le plus important.
Baker & McKenzie est la première firme à franchir la barre des 2,5 milliards de dollars de revenus annuels depuis la crise financière, en atteignant 2,54 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) au terme de son exercice fiscal 2013-2014 (clos le 30 juin). Ils progressent de 5% par rapport à l’exercice précédent. Son bénéfice net progresse de 5,6%, à 910 millions.
Le cabinet dépasse donc DLA Piper, qui a déclaré 2,48 milliards de revenus pour son exercice 2013. Baker & McKenzie récupère donc sa couronne, qu’il avait perdue l’année dernière. Mais étant donné le décalage de six mois dans leur exercice fiscal –et si le dynamisme des fusions-acquisitions se confirmait au cours de ce semestre–, il n’est pas exclu que DLA Piper retrouve sa place fin 2014, étant donné le faible écart qui sépare les deux rivaux.
Baker & McKenzie n’est en outre pas le plus rentable. Il affiche en effet un rapport bénéfice par associé actionnaire (indicateur essentiel dans le secteur, également appelé PEP, pour profits per equity partner) de 1,29 million de dollars (+7%). Mais cette augmentation est partiellement attribuable à une baisse du nombre d’associés au cours de l’exercice (de 719 à 705). Parmi ses concurrents directs, DLA Piper affichait un PEP de 1,33 million en 2013, Latham & Watkins de 2,49 millions et Skadden Arps de 2,73 millions.
Deux activités sont sorties du lot, indique Baker & McKenzie: le conseil en financement et en fiscalité et contentieux. Les activités de fusions-acquisitions, propriété intellectuelle et droit commercial ont également progressé. Globalement, le cabinet a profité du regain d’activité des entreprises, après plusieurs années d’attentisme: pour la première fois, l’ensemble des activités liées aux transactions ont dépassé le milliard de dollars.
Signe de l’importance de l’internationalisation des cabinets d’avocats, 65% de ses interventions concernaient plusieurs pays: il a ainsi conseillé le japonais Dai Chi Life dans l’acquisition de l’américain Protective Life et le chinois Citic Metal dans celle du projet minier Las Bambas de Glencore. La zone Europe, Moyen-Orient, Afrique a généré 38,5% de ses revenus, les Amériques 35,5% et l’Asie-Pacifique 26%.
Plus d'articles du même thème
-
Les gérants actifs subissent le coût du «value for money» au profit des intermédiaires
Les sociétés de gestion ont absorbé l’essentiel de la baisse des frais des unités de compte alors que la part dédiée aux rétrocessions, permettant de rémunérer la distribution, est restée stable. Cette pression sur les marges affecte toujours plus la gestion active. -
Le sommet de l’Otan relance les grandes manœuvres dans la défense européenne
Les opérations financières se multiplient dans le secteur alors que les membres de l’Otan se sont retrouvés en Turquie. La baisse des valorisations depuis six mois facilite aussi les transactions. -
Les family offices sont en quête d'une gouvernance de l'investissement
D'après le dernier rapport de Lombard Odier sur les perspectives des grandes fortunes, près de la moitié de ces structures ne s'appuient pas sur des comités d'investissement ou sur des chartes de politique d'investissement.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
FlopMonique Barbut peine à reprendre la main sur son existence médiatique
La ministre de la Transition écologique a renoncé à prendre la parole à un point presse faute de participants. -
Spy gameRome se découvre vulnérable face aux espions de Moscou
L’arrestation de deux anciens agents du renseignement italien soupçonnés d’avoir transmis des secrets à la Russie ravive le souvenir de plusieurs affaires qui ont exposé les failles du pays -
Course d'obstaclesLoi sur la fin de vie : le choix de Gérard Larcher
Les sénateurs ayant renoncé à adopter leur propre version du texte créant une aide à mourir, faute de majorité, Gérard Larcher compte désormais sur le Conseil constitutionnel pour s’y opposer. Fait rare, le président de la Haute assemblée a annoncé dans Le Figaro son intention de saisir les Sages si la proposition de loi est définitivement adoptée le 15 juillet par les députés. Sa saisine devrait notamment porter sur l’établissement d’une clause de conscience collective pour les établissements confessionnels et la situation des majeurs protégés.