Baker & McKenzie récupère sa place de premier cabinet d’avocats au monde

Les revenus des cabinets d’avocats d’affaires internationaux ont été particulièrement portés par le dynamisme des fusions-acquisitions
Antoine Landrot

Dans son duel avec DLA Piper pour le leadership mondial des cabinets d’avocats, Baker & McKenzie vient de remporter une bataille. Grâce à des revenus d’un montant record dans l’histoire du secteur, la firme fondée à Chicago est redevenu le cabinet au monde le plus important.

Baker & McKenzie est la première firme à franchir la barre des 2,5 milliards de dollars de revenus annuels depuis la crise financière, en atteignant 2,54 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) au terme de son exercice fiscal 2013-2014 (clos le 30 juin). Ils progressent de 5% par rapport à l’exercice précédent. Son bénéfice net progresse de 5,6%, à 910 millions.

Le cabinet dépasse donc DLA Piper, qui a déclaré 2,48 milliards de revenus pour son exercice 2013. Baker & McKenzie récupère donc sa couronne, qu’il avait perdue l’année dernière. Mais étant donné le décalage de six mois dans leur exercice fiscal –et si le dynamisme des fusions-acquisitions se confirmait au cours de ce semestre–, il n’est pas exclu que DLA Piper retrouve sa place fin 2014, étant donné le faible écart qui sépare les deux rivaux.

Baker & McKenzie n’est en outre pas le plus rentable. Il affiche en effet un rapport bénéfice par associé actionnaire (indicateur essentiel dans le secteur, également appelé PEP, pour profits per equity partner) de 1,29 million de dollars (+7%). Mais cette augmentation est partiellement attribuable à une baisse du nombre d’associés au cours de l’exercice (de 719 à 705). Parmi ses concurrents directs, DLA Piper affichait un PEP de 1,33 million en 2013, Latham & Watkins de 2,49 millions et Skadden Arps de 2,73 millions.

Deux activités sont sorties du lot, indique Baker & McKenzie: le conseil en financement et en fiscalité et contentieux. Les activités de fusions-acquisitions, propriété intellectuelle et droit commercial ont également progressé. Globalement, le cabinet a profité du regain d’activité des entreprises, après plusieurs années d’attentisme: pour la première fois, l’ensemble des activités liées aux transactions ont dépassé le milliard de dollars.

Signe de l’importance de l’internationalisation des cabinets d’avocats, 65% de ses interventions concernaient plusieurs pays: il a ainsi conseillé le japonais Dai Chi Life dans l’acquisition de l’américain Protective Life et le chinois Citic Metal dans celle du projet minier Las Bambas de Glencore. La zone Europe, Moyen-Orient, Afrique a généré 38,5% de ses revenus, les Amériques 35,5% et l’Asie-Pacifique 26%.

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