Ardian poursuit son offensive dans les fonds de fonds secondaires
Ardian a confirmé en fin d’année son dynamisme sur le marché des fonds de fonds secondaire. La société d’investissement a signé en décembre l’acquisition d’un portefeuille de 17 fonds représentant 1,75 milliard de dollars auprès de la Caisse de retraite des enseignants de l’Etat de Pennsylvanie (Public School Employee’s Retirement System). PSERS entend réduire son exposition au private equity de 15% de la taille de son fonds, lequel avoisinait les 52 milliards de dollars d’actifs à fin septembre 2014.
«La profondeur actuelle du marché du secondaire, qui donne la possibilité de vendre des actifs de taille importante, nous permettra de nous approcher de cet objectif de long terme», explique James Grossman, directeur des investissements de PSERS. Le dix-neuvième fonds de pension public des Etats-Unis a été conseillé par Cogent Partners sur cette opération.
De son côté, Ardian poursuit sa stratégie «qui consiste à offrir de la liquidité aux institutions cherchant à réduire leur exposition ou leurs engagements financiers en private equity». L'équipe de fonds de fonds secondaires indique avoir déployé 10,8 milliards de dollars depuis le mois de janvier 2014 dans dix transactions secondaires incluant des co-investissements. Parmi les plus importantes figurent le rachat d’un portefeuille de 36 fonds de buy-out auprès d’un fonds souverain représentant une exposition globale de 1,36 milliard de dollars ou encore l’acquisition auprès d’une institution financière nord-américaine d’un portefeuille de 340 fonds représentant 1,44 milliard de dollars. Deux transactions réalisées en mars dernier.
Une offensive qui s’est prolongée tout au long de 2014, alors que les équipes d’Ardian ont finalisé en avril 2014 la levée d’une plate-forme de fonds de fonds de 10 milliards de dollars. Celle-ci est désormais investie à plus de 75%. Au total, l’activité fonds de fonds couvre 30 milliards de dollars d’actifs à travers un portefeuille composé de 1.000 fonds et de plus de 10.000 entreprises sous-jacentes.
Si certains fonds de pension, comme PSERS, prennent un peu de recul, les limited partners (LP) continuent «d’augmenter leurs investissements dans le private equity tout en remodelant leurs portefeuilles et en limitant le nombre de fonds dans lesquels ils sont présents», note Ardian. Et de prévenir : «le deal flow secondaire devrait atteindre un niveau sans précédent au cours des prochaines années».
Plus d'articles du même thème
-
Lydia dit au revoir aux numéros de téléphone pour les virements
La fintech, qui a démocratisé le virement via numéro de mobile, appelle le secteur à renoncer à cette fonctionnalité par mesure de sécurité. Un timing intéressant alors que Wero monte en puissance. -
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Transports, école, pompiers… Quelle mobilisation pour la grève des fonctionnaires ce mardi ?
Les syndicats de la fonction publique appellent à la grève mardi 29 septembre. Ils contestent notamment le gel du point d’indice prévu par le gouvernement -
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles