Apax s’incline face à des conditions difficiles pour les levées de fonds

La société bouclerait fin mars son véhicule lancé dix-neuf mois plus tôt, quitte à n’atteindre que la moitié de l’objectif de 9 milliards d’euros
Virginie Deneuville

Aversion pour le risque, contraintes réglementaires des investisseurs institutionnels, concurrence accrue entre fonds… : les sociétés de capital investissement continuent à faire face à des vents contraires dans leurs levées de fonds et les grands noms du secteur ne sont pas épargnés. Dernier exemple en date, Apax Partners (Apax) aurait annoncé à ses investisseurs prévoir de boucler son fonds paneuropéen fin mars 2013, quitte à n’atteindre que la moitié de l’objectif initialement fixé à 9 milliards d’euros, selon le Financial Times.

Le lancement du fonds de huitième génération d’Apax a débuté il y a dix-neuf mois. Au sein du secteur, les fonds bouclés entre janvier et septembre 2012 ont nécessité un processus de l’ordre de 16,8 mois en moyenne, selon des données Preqin.

Dans le cadre de ce fonds, qui succède à un véhicule levé en 2007 pour 11,2 milliards d’euros, Apax a réalisé en mars dernier un premier bouclage à 4,3 milliards d’euros. Apax aurait depuis reçu 700 millions d’euros d’engagements, tout en ayant commencé à réaliser des investissements sur le véhicule. Personne n’était disponible chez Apax pour commenter ces informations.

De même, KKR peine à lever les 8 milliards de dollars (6 milliards d’euros) visés dans le cadre de son fonds américain, qui a vocation à succéder à un véhicule plus de deux fois supérieur (17,6 milliards de dollars). La société, qui a pourtant lancé ce véhicule début 2011, avait mobilisé 6,2 milliards de dollars de capitaux en octobre. Celui de Permira, qui se classe en deuxième position des plus importants fonds européens en cours de levée derrière celui d’Apax, a été lancé il y a quinze mois, mais n’a pas encore réalisé de bouclage intérimaire. Nordic Capital, qui visait initialement 4 milliards d’euros dans le cadre de son dernier fonds, a réduit cet objectif à 3 milliards d’euros.

Plusieurs sociétés, à l’image de Duke Street, Motion Equity Partners ou encore Veymont Capital Partners, ont décidé dans ce contexte de solliciter leurs investisseurs au cas par cas en fonction des opportunités de marché et non pas de lancer des nouveaux fonds.

Certains acteurs tirent toutefois leur épingle du jeu, à l’image d’Advent International qui a annoncé le mois passé avoir levé 8,5 milliards d’euros en neuf mois pour son dernier fonds, ciblant majoritairement l’Europe et les Etats-Unis.

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