Advent réalise la plus importante levée de fonds depuis la faillite de Lehman
Dans un climat peu favorable aux levées de fonds, Advent International a réussi l’exploit de dépasser son objectif initial et de lever 8,5 milliards d’euros.
«Nous visions initialement 7 milliards d’euros et avons finalement dépassé notre hard cap, fixé à 8 milliards d’euros. Ce véhicule représente le plus important lancé et levé depuis septembre 2008», marqué par la faillite de Lehman Brothers, relève Pascal Stefani, directeur associé d’Advent en charge de la France. Ce véhicule de septième génération succède à un précédent fonds de 6,6 milliards d’euros, lancé en avril 2008.
Elément notable, le processus de levée du fonds VII n’aura duré que huit mois, soit une période bien inférieure à la moyenne du secteur. Les véhicules bouclés entre janvier et septembre 2012 ont en effet nécessité un processus de 16,8 mois en moyenne, selon des données Preqin.
«La quasi-totalité de notre base d’investisseurs nous a renouvelé sa confiance. Entre juillet et septembre, nous nous sommes efforcés d’élargir cette base vers de nouveaux investisseurs, attirés par le succès rencontré auprès des investisseurs existants», explique Pascal Stefani. Les soucripteurs du fonds VII sont composés à hauteur de 50% de Nord-Américains (contre 42% pour le fonds VI), à 27% d’Européens (41% précédemment); 17% sont issus de la zone Asie-Pacifique (11%) et 6% du reste du monde.
«Au-delà des solides performances générées par le passé, nos investisseurs apprécient notre modèle flexible, tant en termes de taille d’opérations que de secteurs ou de géographies», souligne Pascal Stefani. Le fonds investit des tickets compris entre 100 et 500 millions d’euros, principalement en Europe et aux Etats-Unis et de façon sélective sur les autres continents.
Le véhicule de septième génération a déjà réalisé un premier investissement aux Etats-Unis dans Serta & Simmons Bedding, opération réunissant deux spécialistes des matelas. Advent est par ailleurs rentré en négociations exclusives en vue de reprendre la société danoise KMD, ainsi que la division de résines pour revêtements du groupe américain Cytec.
En France, «le marché est actuellement difficile, mais je suis confiant à moyen terme. Notre stratégie de transformation et de développement à l’international est particulièrement adaptée à la situation française», estime le dirigeant.
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