Zurich opère un recentrage à perte en Russie
Zurich organise son retrait partiel de Russie. L’assureur helvétique a conclu la vente de son activité de détail dans le pays au courtier et prestataire de services d’investissement moscovite Olma Group. La transaction, dont la valeur avoisine le milliard de roubles (22 millions d’euros), porte sur 1,2 million de contrats représentant un volant de primes encaissées de 7,1 milliards de roubles en 2013.
Les produits d’assurance - auto, habitation, responsabilité civile - sont commercialisés aux particuliers et aux PME via un réseau d’agences, des partenariats et de la distribution directe.
Compte tenu d’effets de change, Zurich s’attend à comptabiliser une perte d’environ 300 millions de dollars (220 millions d’euros) liée à cette opération, «mais avec seulement un impact limité sur les fonds propres du groupe», précise l’assureur dans un communiqué. Les activités cédées remontent en grande partie au rachat de Nasta Insurance Company en deux temps (en 2007 et 2008). Les investissements réalisés depuis cette date ont été affectés par la dépréciation du rouble face au dollar. La transaction devrait être bouclée au troisième trimestre de cette année.
«Cette opération illustre parfaitement notre stratégie 2014-2016. Si nous investissons dans des marchés prioritaires, nous restructurons ou nous abandonnons ceux qui sont sous-performants», explique Mike Kerner, responsable de l’activité IARD de l’assureur suisse au niveau mondial. «Quand nous avons annoncé nos résultats 2013, nous avons indiqué que l’activité de détail en Russie ne s’était pas développée conformément à nos attentes et que nous explorerions des options la concernant», rappelle-t-il.
Dans cet esprit, le groupe ne se désengage pas complètement du marché russe, puisqu’il conserve son activité dédiée aux grandes entreprises locales et aux multinationales. Un terrain que Zurich explore depuis 1996. Le groupe suit l’exemple de son confrère britannique Aviva qui a vendu l’an dernier sa filiale russe. Plusieurs institutions financières européennes en avaient fait de même précédemment, à l’image de Barclays, HSBC et Santander, incapables de rivaliser avec des prêteurs contrôlés par l’Etat russe.
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