UBS s’intéresse à Jean-Pierre Mustier pour succéder à Axel Weber
Ce n’est pas la première fois ces derniers mois que Jean-Pierre Mustier serait pressenti à la tête d’une banque. Certains l’avaient même vu retourner à la Société Générale, avant même qu’il ne quitte UniCredit en 2020. Cette fois-ci, c’est d’UBS dont il s’agit. La banque aurait identifié l’ancien PDG d’UniCredit comme successeur possible du président Axel Weber, dont le mandat prend fin en 2022, ont déclaré à Reuters trois sources au fait du dossier.
Si cette solution pourrait sembler plausible à certains observateurs, rien n’est fait. Certes, le profil de Jean-Pierre Mustier, qui vient de la banque de financement et d’investissement, apparaîtrait complémentaire à celui de Ralph Hamers. Celui-ci, arrivé chez UBS en 2020, conduit une phase de profonde restructuration de la banque.
Cependant, une source proche de Jean-Pierre Mustier a déclaré à l’agence de presse que le Français de 60 ans n’avait pas dans l’immédiat l’intention de quitter le Spac Pegasus Europe qu’il a créé et dans lequel il a investi après avoir quitté UniCredit. D’autant que les investisseurs du Spac pourraient voir d’un très mauvais œil un départ anticipé du dirigeant.
UBS a encore jusqu’à son prochain conseil d’administration, en avril prochain, avant de proposer un successeur à Axel Weber. Un Suisse serait le bienvenu, mais les candidats ne sont pas légion.
D’ici là, la banque suisse est attendue devant les tribunaux français le 13 décembre. La cour d’appel de Paris doit rendre sa décision sur le pourvoi d’UBS contre sa condamnation par la France à payer 4,5 milliards d’euros pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale aggravé. Cette affaire apparaît bien plus problématique que celle, similaire, à laquelle la banque était confrontée en Belgique. UBS a annoncé jeudi qu’elle avait signé une transaction de 49 millions d’euros avec le parquet de Bruxelles mettant fin aux poursuites.
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