UBS pourrait supprimer plus de la moitié des effectifs de Credit Suisse
Le nouveau géant bancaire serait sur le point de subir une sévère cure d’amaigrissement. Quinze jours après avoir officiellement absorbé Credit Suisse, UBS envisage, selon des informations de Bloomberg, de donner congés à plus de la moitié des salariés de son ex-rivale.
Le processus débuterait dès le mois prochain et se déroulerait en trois étapes, toujours d’après l’agence de presse financière. Presque toutes les activités de Credit Suisse seraient «en risque» mais les banquiers, fonctions support et traders de la banque d’investissement à Londres, New York et dans certaines zones en Asie apparaissent particulièrement concernés.
35.000 personnes
Au global, près de 30% des effectifs du nouvel ensemble seraient supprimés, soit environ 35.000 personnes sur 120.000.
UBS a bouclé la reprise de Credit Suisse le 12 juin dernier pour 3 milliards de francs suisses afin d’éviter un effondrement de l’établissement affecté par les scandales. Credit suisse subissait une perte de confiance de la part de ses clients.
D’après des chiffres de Morningstar cités par l’agence américaine, le rachat par UBS n’a d’ailleurs pas permis d’enrayer l’hémorragie. La gestion d’actifs de Credit Suisse aurait subi 6 milliards de dollars de retraits entre début avril et le 22 juin dernier.
A la Bourse suisse, l’action UBS était stable mercredi en fin de matinée en réaction à ces informations. Elle progresse de 2% depuis le début de l’année.
A lire aussi : Credit Suisse, trois ans de descente aux enfers
Plus d'articles du même thème
-
L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
Dans un contexte de plus en plus tendu pour la dette française, les investisseurs s'inquiètent des liens entre les banques et l'Etat. Au-delà de la détention de bons du Trésor, il n'est toutefois pas aisé de les établir avec précision. La Banque Postale et les banques mutualistes semblent malgré tout plus exposées que la Société Générale et BNP Paribas. -
Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Les marchés monétaires sont longtemps restés plutôt calmes en zone euro, sous l’effet des achats de la Banque centrale européenne (BCE) en 2020-2022. Aujourd'hui, la volatilité sur les taux interbancaires fait ressurgir le spectre d’une instabilité financière. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés.
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreLe PEA doit retrouver sa raison d’être. La Tribune de Bertrand Merveille
Favoriser l’épargne longue, encourager les ménages à s'engager sur la durée, pas à spéculer, orienter le capital vers l'économie réelle : les objectifs du PEA étaient enthousiasmants. Ils n’ont pas été atteints -
Fronde« Moralement inacceptable » : l'accord de Donald Trump avec Moscou fait bondir démocrates et républicains
À trois semaines des midterms, l’accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le gazole russe suscite l'indignation d'élus démocrates et républicains, qui déplorent un financement de l'économie de guerre russe et un contournement des sanctions -
RévolutionJoëlle Barral (Google DeepMind) : « En bouleversant les sciences, l'IA va transformer la société »
Polytechnicienne, docteure de Stanford en génie électrique, Joëlle Barral dirige depuis Paris une partie de la recherche de Google DeepMind : les modèles de fondation d'un côté, leurs usages en santé de l'autre. Elle siège aussi au Panel scientifique international indépendant sur l'IA, créé par l'ONU et coprésidé par la lauréate du Nobel de la paix Maria Ressa et le lauréat du prix Turing Yoshua Bengio.