UBS écarte à nouveau le scénario d’une scission de sa banque d’investissement

Sergio Ermotti, directeur général de la banque suisse, a mis en avant la bonne marche de la stratégie actuelle de modèle intégré
Benoît Menou

Le scénario n’est pas à l’ordre du jour. Dans un entretien accordé hier à Bloomberg TV, le directeur général d’UBS, Sergio Ermotti, a assuré que la banque suisse n’envisageait pas de scission de son activité de banque d’investissement. «Nous disposons d’actifs et de capital bien définis que nous souhaitons mettre au travail en banque d’investissement, et le modèle de développement fonctionne. Il n’y a donc aucune nécessité de changement», selon le dirigeant, pour qui les activités les plus susceptibles d’être concernées par un relèvement du ratio de levier seraient les créances hypothécaires ou celles aux entreprises en Suisse.

Le sujet est un serpent de mer depuis l’avènement de la crise financière face à la pression des régulateurs internationaux pour contraindre les banques à accumuler davantage de capital en contrepartie d’activités risquées. Les autorités helvétiques figurent parmi les plus actives en ce sens. En 2008, UBS elle-même avait fait état du projet de séparation des activités en trois entités, dédiées à la banque d’investissement, à la banque privée et à la gestion d’actifs, avant d’y renoncer. Depuis, certains actionnaires ont plaidé pour une scission. L’an dernier, le fonds activiste Knight Vinke Asset Management dirigé par Eric Knight avait assuré que la banque zurichoise serait bien inspirée de se positionner clairement sur son métier de la gestion de fortune.

Sergio Ermotti réagissait précisément hier à une étude de Mediobanca publiée la semaine dernière selon laquelle le projet était de nouveau à l’étude au sein d’UBS. Interrogé par Bloomberg dans la foulée de l’intervention du dirigeant, l’un des analystes auteurs de l’étude assurait que «même si le projet n’est pas en première ligne de l’agenda, le sujet d’une scission reste assurément une option stratégique pour la banque». Les actionnaires pourraient y gagner 14% en termes de valorisation boursière, selon Mediobanca, l’étude estimant l’opération possible grâce au «très bon travail mené (par Sergio Ermotti) pour ressusciter la banque d’investissement». Un travail passant par une cure d’amaigrissement, notamment dans le trading de taux.

A quelques semaines de la publication des résultats 2013, attendue le 4 février, le patron d’UBS a confirmé l’ambition d’un ratio de fonds propres durs de 13% à fin 2014 (11,9% au 30 septembre dernier). UBS a promis un taux de distribution des bénéfices supérieur à 50% une fois cet objectif atteint.

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