Swiss Re serre les coûts pour tenir ses objectifs 2015
Aux Etats-Unis, Swiss Re veut tourner la page du passé. Pour cela, le deuxième réassureur mondial prévoit de gérer activement son portefeuille de réassurance vie antérieur à 2004, actuellement en perte. Au-delà, l’ensemble de ses activités de réassurance vie et santé doit améliorer sa profitabilité. Dans l’immédiat, cela se fera au prix d’une baisse du bénéfice avant impôt du groupe. Egal à 5,5 milliards de dollars en 2012 (4,2 milliards d’euros), il sera amputé de 500 millions de dollars en 2014, a annoncé hier Swiss Re à l’occasion d’une journée investisseurs.
Le retour sur fonds propres de la division vie et santé devra atteindre 10 à 12% d’ici à 2015 quand celui de l’ensemble du groupe, tiré par le pôle immobilier et multirisques, s’établissait déjà à 13,4% l’an dernier, et même à 16,6% au premier trimestre 2013. D’ici à 2015, Swiss Re devra continuer à générer un rendement supérieur de 700 points de base au taux des emprunts d’Etat américains à 5 ans, un engagement de son plan stratégique 2011-2015.
L’entreprise suisse va aussi réaliser 250 à 300 millions de dollars d’économies d’ici à 2015. Cet effort touchera tous les services mais reste limité par rapport à la base de coûts, de 28,1 milliards de dollars en 2012. Il doit permettre de réallouer des moyens aux activités les plus rentables, notamment les marchés émergents, comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. Pour croître plus vite, il n’exclut d’ailleurs pas des acquisitions dans la réassurance ou les corporate solutions (clientèle d’entreprises).
En outre, la dette de Swiss Re devra avoir fondu de plus de 4 milliards de dollars en 2016. Le réassureur compte pour cela maximiser les rendements de son portefeuille. Preuve de cet engagement, l’une des filiales a lancé hier une offre de rachat sur trois tranches de dette senior. En parallèle, le groupe va continuer à rééquilibrer son portefeuille, en réduisant le poids des obligations d’Etats et en achetant, comme prévu, 5 milliards d’euros d’obligations d’entreprise cette année.
L’ensemble de ces actions doit aussi permettre de mieux rétribuer les actionnaires. Le bénéfice par action et le dividende doivent augmenter de 10% par an. Ces derniers n’ont pas vraiment salué les annonces d’hier. Le titre a clôturé en baisse de 1,3%, à 66,7 francs.
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