Standard Chartered établit un nouveau bénéfice record
Standard Chartered a réalisé un nouveau bénéfice record en 2011. Son résultat imposable atteint 6,78 milliards de dollars, progressant de 10,7% par rapport à l’année précédente, pour un revenu en hausse de 8,9% (à 17,6 milliards de dollars) et un bénéfice net de 4,75 milliards (+12%).
La banque a bénéficié de ses positions dans les pays émergents, notamment en Chine et à Singapour. Dans la seule ville-Etat, qui devient ainsi son troisième marché, elle a réalisé un milliard de dollars de bénéfice (+40%). StanChart s’enorgueillit d’une croissance similaire de ses résultats à Hong-Kong (à 1,551 milliard de dollars).
En revanche, le groupe a souffert en Inde (-33% à 804 millions) et en Corée du Sud (-56% à 172 millions). Son activité dans ce dernier pays a été fortement réduite par un conflit social. Le plan de départ en retraite anticipé mis en place en décembre «a eu des conséquences importantes sur les bénéfices […]. Mais il permettra de réaliser 95 millions de dollars d’économies par an», indique le groupe. En Inde, marché le plus profitable en 2010, les marges ont été victimes des hausses de taux décidées par la Banque centrale pour combattre l’inflation.
La banque a également donné des signaux encourageants pour 2012: les revenus engrangés depuis le début de l’année par la banque de détail et la banque de gros sont en progression. «Nous sommes en bonne voie pour atteindre une croissance à deux chiffres de nos revenus et de notre bénéfice par action», a déclaré le directeur général Peter Sands.
Toutefois, plusieurs éléments pourraient contrarier ses ambitions. Comme il le souligne lui-même, Standard Chartered reste sous la menace du renforcement de la réglementation bancaire internationale, du niveau élevé du dollar par rapport aux monnaies asiatiques et d’un ralentissement prolongé de la croissance économique. «Le rendement de nos fonds propres [12,2% en 2011] restera probablement inférieur à nos aspirations, en raison de l’effet de la réglementation sur les marges et du contexte de taux d’intérêt faibles pour une institution comme la nôtre, riche en dépôts», ajoute le dirigeant.
Enfin, comme le notent les analystes de Credit Suisse, la banque devra veiller à l’évolution de ses encours pondérés dans les crédits, qui se sont accrus plus rapidement que sa production de crédit au deuxième semestre 2011.
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