Sherborne lève un coin du voile sur ses intentions à l’égard de Barclays
Les raisons qui ont poussé Sherborne Investors à s’inviter dans le capital de Barclays deviennent plus claires. A l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, hier, la société de l’investisseur activiste Edward Bramson a levé un coin du voile sur ses intentions à l’égard de la banque britannique, dont elle avait déclaré en mars avoir acquis 5,16% des droits de vote, devenant ainsi son quatrième actionnaire. Une participation ensuite portée à 5,41%.
Sherborne indique dans son communiqué «s’engager» avec Barclays dans le traitement de «sujets tels que l’allocation du capital, la qualité des résultats, la structure de coûts et le processus de désignation d’un nouveau président». Lors de l’assemblée générale du groupe, le 1er mai, John McFarlane, président de Barclays depuis 2015, avait démenti les rumeurs relatives à son départ. Tout en reconnaissant avoir demandé au président du comité des nominations, Crawford Gillies, de préparer cette éventualité.
«Résoudre ces problèmes pourrait améliorer la solidité financière de Barclays et sa compétitivité à long terme, ce qui augmenterait la valeur pour les actionnaires», poursuit la société d’investissement. Celle-ci pointe du doigt la baisse de 11,3% du cours de Barclays entre la présentation des comptes du premier trimestre de la banque, le 26 avril, et le 30 juin. Sherborne, qui «poursuivra son dialogue avec Barclays aussi longtemps que nécessaire», observe également que l’action n’a que très peu évolué entre la fin juin et hier.
Le titre, qui a terminé mercredi sur un gain de 1,99%, avait chuté de 2,69% le 2 août, après la publication des résultats semestriels de l’établissement bancaire, qui ont une nouvelle fois soulevé des interrogations sur la place de la banque de financement et d’investissement (BFI) dans sa stratégie. En hausse de seulement 1% au premier semestre, les revenus de ce métier font pâle figure par rapport à ceux des banques américaines. L’agence Reuters avait d’ailleurs rapporté en juin qu’Edward Bramson appelait Barclays à réduire le volume de ses activités de courtage au sein de sa BFI, en raison de leur absence de taille critique et d’une consommation de capitaux trop élevée par rapport à leur rendement.
Lors de la publication des résultats semestriels, la semaine dernière, Jes Staley, directeur général de Barclays, avait déclaré discuter avec Edward Bramson et l’avoir rencontré, sans que ce dernier l’ait pour autant informé de ses intentions. C’est maintenant chose faite.
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