Santander souffre de la comparaison avec BBVA au premier trimestre
Au lendemain de la publication des chiffres trimestriels de BBVA, Santander, qui a dévoilé jeudi ses résultats, souffre de la comparaison avec sa compatriote. «Les résultats de Santander se révèlent plus faibles que ceux de BBVA», relève Credit Suisse.
La première banque espagnole a pâti d’une nouvelle hausse de ses créances douteuses sur son marché domestique, la part de ces créances rapportées aux prêts ayant été portée à 5,8% (8,9% pour le seul réseau), contre 4,6% sur le premier trimestre 2011, là où BBVA affiche un ratio à 4,9%. Au niveau groupe, ce ratio a crû sur le premier trimestre de 3,9% à 4%.
Les provisions sur dépréciations d’actifs ont bondi de 51% à 3,1 milliards d’euros (un milliard chez BBVA). «Cela montre la capacité de Santander à absorber les provisions, l’activité globale générant d’importants et robustes résultats avant provisions», tempère la recherche crédit de RBS. Le bénéfice pré-provisions a progressé de 9% à 6,3 milliards d’euros, un niveau encore jamais atteint par le groupe sur un trimestre.
Toutefois, «les provisionnements réalisés dans le cadre de la réforme espagnole [visant à assainir le portefeuille immobilier du secteur, ndlr] se révèlent insuffisants chez Santander, comme chez BBVA», souligne un analyste.
Sur la base d’un produit net bancaire en hausse de 10,6% à 7,8 milliards d’euros, le bénéfice net de Santander a reculé de 24% à 1,6 milliard d’euros, légèrement inférieur aux prévisions des spécialistes (1,65 milliard attendu). Alors que Santander réalise 12% de son bénéfice en Espagne, «la diversification géographique de Santander est une bonne chose, même si les autres marchés présentent d’autres problèmes», relève un analyste. Au Royaume-Uni, où le bénéfice a chuté sur un an de 41% à 306 millions d’euros en raison d’une hausse de 40% des provisions, cette tendance est «très représentative» des anticipations sur l’ensemble de l’année, a indiqué Alfredo Saenz, directeur général de Santander. Au Brésil, le bénéfice a reculé de 10% à 647 millions d’euros.
Outre «une moins bonne qualité des actifs domestiques, Santander ne bénéficie pas d’aussi bons relais de croissance que BBVA», explique un analyste. BBVA est notamment présent en Amérique latine hors Brésil et est plus implanté au Mexique (30% du résultat contre 13% pour Santander).
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