RBS prépare une cotation de compromis pour sa banque américaine Citizens
Stephen Hester a dû se rendre à l’évidence. Le directeur général de Royal Bank of Scotland (RBS) avait qualifié Citizens d’actif «cœur» l’été dernier. Ce jeudi, il devrait annoncer la mise en Bourse partielle de cette banque américaine, acquise par RBS en 1988. La rumeur a enflé tout le week-end dans la presse anglaise, avant d’être confirmée hier par Bloomberg et Reuters.
Le management de RBS a plié sous la pression du gouvernement britannique, principal actionnaire de la banque depuis sa quasi-nationalisation en 2008. Il pourrait confirmer l’opération ce jeudi, lors de l’annonce d’une nouvelle perte annuelle de plusieurs milliards de livres. La mise en Bourse de Citizens pourrait toutefois concerner seulement 15 à 25% de son capital, alors que plusieurs repreneurs potentiels avaient été cités ces derniers mois. La canadienne Toronto Dominion semblait intéressée, tout comme les banques américaines PNC et US Bancorp, ou encore la brésilienne Itau Unibanco.
Le schéma retenu rappelle la cotation partielle des activités d’assurance de RBS, qui avait toutefois été imposée par Bruxelles. Ce compromis permettrait au groupe britannique de concilier «les revenus attendus d’une enseigne qui montre des signes de redressement» et dont «nous estimons la contribution au bénéfice par action à 20% en 2014-2015» avec un renforcement de sa solvabilité, estiment les analystes de Credit Suisse. Ceux-ci attendent de RBS un ratio Bâle 3 de 7% seulement à fin 2012, soit «l’un des plus bas d’Europe».
Alors que la valorisation de la banque américaine varie actuellement de 9 à 15 milliards de livres (10 à 17 milliards d’euros) selon Reuters, sa cotation créerait aussi «un mécanisme de détermination du prix pour une vente éventuelle», indique une note JPMorgan Caznove. Le bureau d’analystes pense aussi que cela «créerait une émulation pour le management» de Citizens qui affiche encore un ratio de charges sur revenus élevé (70%).
Jeudi, la publication des résultats devrait aussi donner lieu à l’annonce de mesures d’économies. Selon le Telegraph, RBS pourrait de nouveau réduire la voilure dans sa BFI, pour dégonfler son bilan de 20 à 30 milliards de livres supplémentaires. La division a déjà perdu 3.500 postes l’an dernier et fermé ses pôles actions et fusions-acquisitions.
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram