Quatre caisses d'épargne espagnoles ouvriront leur capital à l’Etat
Bankia, Civica, Banca Mare Nostrum et Cajastur privilégient, elles, la recherche d’investisseurs privés
Publié le
Elodie Cuzin, à Madrid
Quatre caisses d'épargne espagnoles seront nationalisées au moins partiellement d’après les plans de recapitalisation approuvés le 14 avril par la Banque d’Espagne. Le Fonds public espagnol de recapitalisation (Frob) étudie les feuilles de route des neuf enseignes qui n’atteignent pas les nouveaux niveaux de fonds propres durs exigés (8 et 10%). Quatre autres optent pour ouvrir leur capital aux investisseurs privés mais toutes incluent, en «dernier recours», l’intervention du Frob qui affronte désormais la délicate mission d'évaluer la valeur des caisses qui l’ont déjà sollicité, afin de calculer les parts lui revenant. La neuvième, constituée par Caja Duero-Caja Espana, va se faire absorber par Unicaja, qui remplit déjà les exigences en fonds propres de la Banque d’Espagne.
La stratégie «prioritaire» de Bankia, né d’une fusion menée par Caja Madrid, reste une entrée en Bourse qui situerait ses besoins de financement à 1,8 milliard d’euros, contre 5,8 milliards si elle avait finalement recours au Frob. L’opération «en cours» pourrait aboutir avant l’automne prochain, espèrent ses dirigeants. Les caisses optant pour une IPO ont jusqu'à mars 2012 pour la réaliser. Si «la situation des marchés» l’en empêche, Bankia cherchera des investisseurs privés avant de se tourner vers le Frob. Banca Cívica prévoit également une entrée en Bourse, accompagnée des mêmes alternatives. Elle aurait besoin de 847 millions d’euros pour atteindre 10% de fonds propres durs.
Banco Mare Nostrum opte pour ouvrir son capital aux investisseurs privés, tout comme Cajastur, Caja Extremadura et Caja Cantabria qui, après leur rupture fracassante avec Caja Mediterraneo (CAM), maintiennent leur «fusion froide» (SIP). Si elles ne parviennent pas à les attirer, elles espèrent trouver 519 million d’euros dans leurs bénéfices et en vendant des participations.
Leur ancienne alliée sera nationalisée si elle ne trouve pas d’acheteur d’ici le 28 avril : la CAM demande au Frob de couvrir la totalité de sa recapitalisation, soit 2,8 milliards d’euros. CatalunyaCaixa réclame, elle, 1,7 milliards d’euros à l’Etat. Reléguées la semaine dernière en catégorie BB+ par l’agence Fitch, Unnim et NovaCaixaGalicia espèrent couvrir leurs besoins de financement (568 millions et 2,6 milliards respectivement) avec un plan mêlant capitaux privés et publics et vente de participations pour la dernière.
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