« Nous sommes revenus dans un monde imprévisible »
Comment le Covid-19 a-t-il été vécu par les entreprises françaises, et notamment les banques ?
Après la phase de sidération initiale, les services de mobilité internationale ont dû faire face à une situation d’une incroyable complexité, caractérisée par des interdictions de voyages, des quarantaines et des restrictions sur les visas. Aujourd’hui, toute la difficulté réside dans la capacité de ces services à modéliser une situation asymétrique qui alterne entre espoir de retour à la normalité et maintien d’un état critique dans certaines régions du monde. Le Covid-19 a littéralement plongé l’expatriation dans un monde imprévisible. Dans le secteur bancaire, on observe qu’un certain nombre d’établissements ont prolongé les missions d’expatriation. La question reste maintenant de savoir pendant combien de temps les entreprises pourront temporiser.
Précisément, que ressentent les expatriés ?
Il existe un décalage entre les attentes et la réalité. La perception est aussi très différente entre les expatriés et leurs conjoints : si les premiers restent séduits par les enjeux d’une nouvelle aventure professionnelle, les conjoints subissent les inconvénients d’une expatriation sans en recueillir les avantages habituels. Ce sentiment n’est pas toujours compris par les sièges des entreprises, convaincus que tout un chacun est confronté aux mêmes difficultés. Or ce n’est pas toujours vrai : l’école à la maison continue à être en vigueur dans certains pays, ce qui n’est plus le cas en France. Et l’idée que la compensation financière résout toutes les difficultés est un mythe.
Quel sera l’impact de la pandémie sur les politiques d’expatriation ?
Dès l’an prochain, il est probable qu’on assiste à un important travail de filtrage et de remise à plat de toutes les pratiques nées durant le Covid-19 : le pilotage à distance, contraint par l’absence de visas, en fait partie. Ce travail donnera nécessairement lieu à une redéfinition du profil de l’expatriation et réduira les mobilités externes inutiles.
Plus d'articles du même thème
-
Jerome Powell a su rester droit dans les tempêtes
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions. -
Le Japon doit gérer une relance économique sous contrainte démographique
Le rapport de l’OCDE sur l’économie japonaise recommande une politique de modernisation afin de stimuler la croissance et la productivité d’un pays vieillissant et en manque de main-d'œuvre. -
Le chômage atteint un plus haut de cinq ans en France, l'inflation est confirmée à 2,2%
Le taux de chômage a dépassé le seuil des 8% dans l'Hexagone mais demeure loin de son pic de 2015. L'accélération des prix en avril est confirmée.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran