Munich Re relève ses prévisions de bénéfice malgré l’ouragan Sandy
Profitant à la fois de la détente sur le marché de la dette et de l’absence de catastrophes naturelles majeures, Munich Re a quasiment quadruplé son bénéfice net au troisième trimestre à 1,13 milliard d’euros, dépassant largement les attentes des analystes. Ainsi le ratio combiné dans la réassurance (hors assurance primaire) est revenu à 93,6% à fin septembre contre 118,1% l’an dernier quand le groupe avait été mis à mal par le tremblement de terre au Japon et les pertes sur les obligations grecques.
Encouragé par la forte hausse des résultats au cours des neuf premiers mois de l’année à 2,7 milliards d’euros, Munich Re a relevé son objectif de bénéfice net annuel, malgré les coûts de l’ouragan Sandy qui se feront sentir au quatrième trimestre. «Nous sommes très optimistes quant à l’atteinte cette année d’un bénéfice net d’environ 3 milliards d’euros, voire au-delà» a précisé le directeur financier Jörg Schneider. Initialement Munich Re avait projeté un résultat net de 2,5 milliards.
Et si les charges attendues du passage dévastateur de l’ouragan Sandy aux Etats-Unis ne dépassent pas sensiblement les attentes des assureurs, qui tablent sur 20 milliards de dollars, Munich Re promet de relever son dividende au-delà des 6,25 euros par titre payé l’an dernier. Selon Jörg Schneider le coût de Sandy pour Munich Re devrait être de «quelques centaines» de millions d’euros. Un impact gérable compte tenu du bilan des neuf premiers mois.
Alors que les charges dues aux catastrophes naturelles ont été pratiquement divisées par quatre au cours de cette période, revenant à un milliard d’euros contre 3,9 milliards à fin septembre 2011, Munich Re a aussi profité de la détente des taux sur le marché des obligations. Les revenus tirés de l’ensemble de ses placements financiers, dont la part du lion (87%) provient des obligations, ont fait un bond de 30,2% à 6,3 milliards d’euros.
Au troisième trimestre le groupe a aussi enregistré des entrées de primes brutes en forte hausse sur un an, (+8,3% à 13,23 milliards) notamment dans son principal segment, la réassurance (+14,9%). La filiale d’assurance primaire, Ergo, qui compte pour un tiers dans le bilan du groupe, va moins bien. Elle a pu augmenter ses bénéfices et améliorer son ratio combiné, mais les entrées de primes progressent moins vite que dans la réassurance et ont même baissé au cours des neuf premiers mois.
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