Munich Re et Hannover Re s’attendent à une stagnation des prix cette année
Après avoir atteint un montant record de 4,5 milliards d’euros en 2011, le coût des catastrophes naturelles pour Munich Re est retombé à 1,3 milliard l’an dernier, dont 800 millions reviennent à l’ouragan Sandy. Cette diminution, conjuguée à la reprise des marchés financiers et à la hausse des entrées de primes a permis au groupe munichois de dégager un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros pour 2012, contre 700 millions d’euros en 2011. Par conséquent les actionnaires percevront cette année un dividende record de 7 euros, contre 6,25 euros précédemment.
L’année passée a été particulièrement faste pour les placements financiers du groupe: les bénéfices qui en résultent ont fait un bond de 25% à 8,4 milliards d’euros, ce qui correspond à un rendement de 3,9%. Parallèlement les entrées de primes brutes, l’équivalent du chiffre d’affaires, ont augmenté en 2012 de plus de 5%, voire de 8,5% dans la réassurance, à 52 milliards d’euros.
Le principal bémol dans les comptes du groupe demeure sa filiale d’assurance primaire Ergo. A cause de la restructuration en cours ses comptes ont viré au rouge au quatrième trimestre, affichant une perte de 90 millions d’euros. C’est pourquoi le bénéfice net de Munich Re est en baisse de près de 24% au dernier trimestre.
En 2013, les réassureurs sont confrontés à une pression sur les prix. Munich Re a fait savoir hier que lors du renouvellement de la moitié des contrats au 1er janvier, il n’a obtenu qu’un modeste relèvement des prix de 0,5%, soit nettement moins que l’an dernier. La valeur totale des contrats renouvelés s’est élevée à 9,5 milliards d’euros. Le groupe explique cette stagnation par la forte diminution des catastrophes naturelles. Munich Re s’est donc gardé de toute prévision chiffrée pour 2013.
Même son de cloche de la part de Hannover Re, le troisième réassureur mondial. «Bien que l’environnement soit considérablement plus compétitif que l’année précédente, nous avons atteint des prix au moins au même niveau que ceux de 2012, qui avait été une bonne année», a expliqué son patron, Ulrich Wallin.
Le volume des contrats renouvelés et des nouveaux contrats signés au 1er janvier s’est élevé à 3,48 milliards d’euros. En attendant la publication complète de ses résultats prévue le 7 mars, Hannover Re a confirmé tabler pour 2012 sur un bénéfice net de l’ordre de 800 millions d’euros. Pour 2013, il anticipe un exercice «satisfaisant».
Plus d'articles du même thème
-
L’obligataire renoue avec un plus haut de deux ans dans le Panel Allocation
Cette classe d’actifs pèse de nouveau 45% dans les portefeuilles, tandis que les actions reculent à 49% et les actifs alternatifs à 4%. -
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Pari explosifIsraël : même sans majorité, Benjamin Netanyahu prêt à relancer la guerre contre l'Iran
Les Etats-Unis et Israël se préparent à déclencher une offensive après les midterms américaines. Le Premier ministre israélien pourrait miser sur cette confrontation pour rester en poste -
Chamboule-toutEtudes de médecine : pourquoi la nouvelle réforme menace de faire chuter le nombre de places
L'instauration d'une voie unique après le bac pourrait conduire à une baisse drastique des effectifs dans certaines universités -
Récits du quotidien« C’est ce qu’aurait fait de Gaulle » : ce que cache la popularité de David Lisnard sur les réseaux sociaux
Le candidat libéral a vu sa notoriété gonfler sans adopter les mêmes codes de communication que les autres candidats à l’élection présidentielle