Meilleurtaux vise le retour à l'équilibre en 2013
Ils étaient près d’une centaine de collaborateurs en grève chez Meilleurtaux jeudi dernier, soit un tiers de l’effectif salarié (300 personnes) du groupe. Un mouvement historique pour le courtier en crédit immobilier, filiale de BPCE, qui a annoncé en octobre un plan de transformation après avoir connu, déjà, un plan social en 2009-2010. Alors qu’une nouvelle réunion de négociations est prévue ce matin, la direction de la société espère recueillir l’avis des partenaires sociaux d’ici à fin mars, pour une mise en œuvre cet été.
La restructuration prévoit 30 suppressions de postes au siège (sur 75), une baisse justifiée par le changement de modèle de distribution de Meilleurtaux. Alors que le courtier, surtout connu pour son site internet, s’appuie aujourd’hui à la fois sur des franchises (127) et des agences en propre (33), son réseau physique sera désormais à 100% franchisé. Au bout du compte, l’effectif salarié du groupe devrait diminuer de moitié, à 150 collaborateurs, contre plus de 600 lors du rachat par les Caisses d’Epargne en 2007. Les points de vente franchisés emploient, eux, environ 300 collaborateurs de plus.
«Le bilan du plan en termes d’effectifs dépendra du taux de transformation de nos succursales en franchises, précise cependant Hervé Hatt, directeur général de Meilleurtaux depuis juin 2011. Sur 33 agences, nous avons reçu déjà une quinzaine de marques d’intérêt fortes, émanant souvent des directeurs eux-mêmes». En sus de ce processus de transformation, une quinzaine de nouvelles agences franchisées devraient être signées au premier semestre, et autant au second, ce qui correspond à 80 collaborateurs environ.
Et le mouvement est loin d’être fini. «Pour couvrir l’ensemble du territoire français contre un tiers aujourd’hui, Meilleurtaux aura besoin de plus de 300 agences franchisées, ce qui nous ouvre plusieurs années de développement», estime Hervé Hatt.
Cette restructuration – qui s’ajoute à d’autres mesures comme l’amélioration de la visibilité de la marque et du site – a d’abord pour but de restaurer la rentabilité du courtier. Ce dernier a perdu autour de 11 millions d’euros en 2011 et restera dans le rouge en cette année de transition. Le retour à l’équilibre est prévu pour 2013. Avec une idée claire pour BPCE: céder à terme cet actif non stratégique qui lui a déjà coûté près de 200 millions d’euros.
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