Meilleurtaux veut atteindre l’équilibre au plus tard en 2013
Meilleurtaux mise sur la franchise pour retrouver la ligne avant un éventuel mariage. Un cure de santé plus que nécessaire au regard de sa situation financière. Selon son nouveau directeur général Hervé Hatt, la filiale de courtage immobilier de BPCE devrait afficher une perte opérationnelle de 11,3 millions d’euros en 2011. Ce montant correspond à un creusement de près de 7% par rapport à 2010, année qui avait pourtant laissé entrevoir un redressement après une perte d’exploitation de 14,5 millions en 2009.
«Nous n’observons pas de transformation de notre activité en rentabilité. Or, avec un tel volume, Meilleurtaux devrait être profitable», a expliqué Hervé Hatt hier lors d’un point sur la stratégie de la société. Le montant de crédits intermédiés devrait en effet atteindre les 3 milliards d’euros en 2011. Le recul de 600 millions en un an s’explique par le fait que la production 2010 avait été stimulée par une «bulle dans les renégociations de crédit en fin d’année», selon le dirigeant.
L’objectif est donc le retour à l’équilibre en 2012, ou 2013 si le marché immobilier se dégradait entretemps. Dans cette optique, Meilleurtaux a engagé des discussions pour transformer ses agences ayant le statut de succursales en franchises. Les succursales ont constitué le modèle d’origine du courtier, qui privilégie une stratégie de distribution joignant internet et réseau en dur. Fin 2006, il disposait de 45 succursales et de 35 franchisés. Au 31 décembre 2011, le nombre d’agences détenues en propre sera réduit à 33, pour 131 franchises signées (dont 120 effectivement ouvertes à cette date). Meilleurtaux prévoit d’ouvrir 30 franchises de plus en 2012.
La raison de ce choix est simple: «La performance commerciale des franchises est de loin la meilleure, affirme Hervé Hatt. Le taux de transformation [dossiers facturés sur dossiers remis] y dépasse les 60%».
Meilleurtaux compte également réduire certains postes au siège, qui réunit 75 salariés aujourd’hui. Ces suppressions ne concernent pas les plates-formes techniques, tandis que les effectifs commerciaux des franchisés seront renforcés.
Derrière le retour à la rentabilité se situe la perspective d’une cession. Hervé Hatt confirme à nouveau que l’avenir de Meilleurtaux se situe en dehors de BPCE, qui l’avait acquis au prix fort en 2007, au moment de l’éclatement de la bulle financière. «Il n’y pas d’urgence pour la vente», a-t-il toutefois nuancé.
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