Mediobanca n’échappe pas aux dépréciations
Une belle chute. Le bénéfice net de Mediobanca s’est effondré de 95% au deuxième trimestre de son exercice fiscal 2011-2012 qui se clôt le 30 juin. Il atteint 6,6 millions d’euros, contre 135 millions un an plus tôt. Ce faible montant est nettement inférieur au consensus Reuters, qui s’était établi à 10,3 millions d’euros. Cela dit, les établissements européens se sont échinés à faire mentir les pronostics et au moins Mediobanca est-elle restée dans le vert au dernier trimestre 2011. En outre, elle a multiplié par trois ses revenus dans le trading, à 108,7 millions d’euros. Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 1,3%, à 273 millions.
L’établissement italien a toutefois souffert plus fortement que prévu de la Grèce et de la détérioration de la conjoncture italienne. Il a ainsi passé 269 millions d’euros de charges au cours des six premiers mois de son exercice, dont près de 200 millions pour le seul deuxième trimestre (1er octobre-31 décembre). Les dépréciations sur la dette grecque ont pesé de 114,5 millions, tandis que Mediobanca a également souffert de la perte de valeur de ses nombreuses participations dans des entreprises italiennes: au titre des charges les plus notables, elle a par exemple déprécié sa participation dans le groupe de médias RCS de 55,2 millions d’euros, ainsi que celle dans Delmi SpA de 34 millions.
Au 31 décembre, son ratio de fonds propres core tier one affichait 11%, un ratio quasiment inchangé par rapport au 30 septembre.
Mediobanca étant l’un des premiers créanciers, et au titre de conseiller dans sa restructuration, de Fondiaria SAI , son directeur général Alberto Nagel a rappelé en marge de la conférence téléphonique que l’offre de fusion émanant d’Unipol était la meilleure solution pour résoudre ses problèmes de solvabilité.
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