Londres assouplit les règles en matière de capital et de liquidité des banques
C’est dans la discrétion la plus absolue que le régulateur financier britannique, la FSA, a introduit un assouplissement des règles en matière de fonds propres pour les banques britanniques. Le régulateur, qui avait publié sur son site un document le 27 septembre expliquant ces nouvelles règles, est revenu plus en détails sur cette nouvelle initiative à l’occasion d’un discours d’Andrew Bailey, responsable de l’unité prudentielle de la Financial Services Authority le 4 octobre dernier à l’université d’Edimbourg.
Le responsable a reconnu que si le système bancaire avait renforcé sa résistance au cours des dernières années, les conditions de crédit étaient restées faibles. Les résultats des dispositifs récents à l’image du Funding for Lending Scheme (FLS) ne sont pas encore connus. En vertu des principes de supervision macro-prudentielle, le FSA a donc décidé d’assouplir le montant des réserves que les banques au Royaume-Uni doivent détenir afin de stimuler les prêts et la croissance du crédit.
Dorénavant, les banques, indépendamment de leur participation au FLS, ne seront plus contraintes de détenir le surcroît de réserves de capital autrefois exigées en échange d’une augmentation des prêts et équivalent à un ratio égal à 10% de leurs actifs pondérés par le risque d’ici à la fin de l’année prochaine.
Selon les nouvelles dispositions, chacune se verra fixer des objectifs de capitaux individuels. «Nous pensons en effet que la réduction du risque en provenance de ces nouveaux prêts, conséquence d’une amélioration des conditions de crédit, devrait compenser le risque consécutif à un abaissement du matelas de fonds propres», a indiqué Andrew Bailey, «si ce surcroît de prêts renforce la croissance économique, cela dopera le système financier».
Cette politique d’assouplissement va aussi s’étendre aux règles en matière de liquidité. Le régulateur a en effet prévu d’élargir l’éventail d’actifs que les banques doivent détenir pour servir de matelas en cas de crise financière: jusqu’à 10% du matelas de fonds propres pourra dorénavant être constitué par les actifs acceptés par la Banque d’Angleterre comme collatéraux, selon le FT.
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