Lloyds poursuit aux antipodes sa cure d’amaigrissement
Les affaires suivent leur cours pour Lloyds Banking Group pendant l’absence temporaire de son directeur général Antonio Horta-Osorio. En l’occurrence, la banque britannique a fait part, par la voix de sa filiale locale BOS International, de la vente de portefeuilles de prêts immobiliers en souffrance en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ces prêts d’un montant cumulé de 1,7 milliard de dollars australiens, l’équivalent de 1,2 milliard d’euros, tombent dans l’escarcelle de Goldman Sachs (associée au gestionnaire Brookfield) pour leur part néo-zélandaise (700 millions d’euros) et dans celle de Morgan Stanley en Australie (500 millions). Le Wall Street Journal avance que Nomura et Blackstone figuraient parmi les prétendants.
Lloyds Banking Group s’est refusé à dévoiler le prix exact de la transaction, le Financial Times évoquant un rabais de 50% sur la valeur faciale. Le groupe s’est tout de même félicité de pouvoir ainsi poursuivre la réduction de voilure sur les actifs jugés non stratégiques. La dette cédée fait en effet partie de l’héritage de l’acquisition de HBOS en 2009 pour quelque 12,2 milliards de livres.
La banque britannique dispose encore d’un portefeuille de prêts immobiliers non performants d’environ 28 milliards d’euros. Elle cherche actuellement à se défaire d’un portefeuille de prêts dans l’immobilier commercial au Royaume-Uni. Une transaction, baptisée «Projet Royal» toujours selon le FT, qui pourrait prochainement aboutir au bénéfice d’une société de private equity comme Cerberus, Lone Star ou Colony Capital. En outre, Lloyds a indiqué devoir identifier d’ici à la fin de l’année un acquéreur pour les 632 agences mises en vente sous la pression de Bruxelles.
Plus d'articles du même thème
-
Les agences changent leurs notations sur les titrisations de prêts à effet de levier
Fitch et Moody’s ont modifié cet été leurs grilles d’évaluation pour relever la notation de centaines de tranches de titrisations adossées à des prêts à effet de levier («leveraged loans») plutôt risqués. Cette démarche ravive la crainte de voir le crédit structuré présenté comme plus sûr qu’il ne l’est réellement. Comme avant 2007. -
CNP Assurances souffle les contrats emprunteurs de Tégo à Allianz et AGPM Klésia
Après avoir mené une consultation de marché tambour battant, Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, confirme en assemblée générale la résiliation de ses contrats emprunteur jusque-là gérés par Allianz et AGPM Klésia au profit de CNP Assurances. Et cela ne pourrait être que le début. -
Les filles de Pierre Bellon se succèdent à la présidence de Sodexo
En poste pendant près de 11 ans, et PDG presque quatre ans, Sophie Bellon passe les rênes du conseil d’administration du groupe de restauration à sa sœur Nathalie Bellon-Szabo.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
EmballementComplot terroriste ou simple vol de carburant : que s'est-il passé dans cette base militaire anglaise ?
Après l’arrestation de cinq hommes soupçonnés de terrorisme aux abords de la base de Fairford, un site militaire utilisé par l’armée américaine, leur libération rapide interroge la gravité réelle de la menace. -
Retour de flamme« Il sait très bien ce qu’il fait » : le tacle calculé de Patrick Martin contre la CFDT et la CGT
En riposte aux critiques de Marylise Léon et Sophie Binet sur ses liens supposés avec l'extrême droite, le président du Medef accuse les centrales de « se politiser à outrance » -
Fil rougeLes candidats à la présidentielle promettent de ne pas toucher à l'épargne pour combler la dette
L'Afer, la plus importante des associations d'épargnants, a soumis trois questions phares, mardi soir, à sept candidats à la présidentielle