Lloyds Banking Group subit l’impact de l’assurance emprunteur
Lloyds Banking Group (LBG) a publié vendredi une perte imposable de 3,54 milliards de livres, conséquence d’une provision à hauteur de 3,2 milliards de livres passées sur les PPI (Payment Protection Insurance), ces produits d’assurances contre les impayés vendus à ses clients. Le groupe, qui avait déjà averti en novembre d’un possible report de ses objectifs financiers décidés dans le cadre d’un plan stratégique en juin 2011, a confirmé vendredi son retard.
L’ambition de porter son coefficient d’exploitation autour de 42-44% et d’améliorer sa marge nette d’intérêt dans une fourchette comprise entre 2,15 et 2,3% ne sera pas atteinte, comme prévu, d’ici à 2014. La marge, qui s’est élevée à 2,07% en 2011, passera même sous la barre des 2% cette année. Les objectifs de retour sur fonds propres compris entre 12,5 et 14,5% devront aussi attendre. «Nous sommes confiants dans le fait que nous atteindrons ces objectifs mais en raison des conditions économiques, ils seront atteints après 2014», a ainsi indiqué le directeur général, Antonio Horta-Osorio à l’occasion d’une conférence de presse téléphonique vendredi.
S’il se refuse à parler d’avertissement sur résultats, le groupe a néanmoins indiqué que son produit net bancaire en 2012 sera moins élevé qu’en 2011, où il est ressorti en baisse de 10% à 21,12 milliards de livres. En cause: les mauvaises perspectives économiques, la cession d’actifs non centraux, une demande de prêts en berne, des coûts de financement de gros plus élevés et le maintien de taux d’intérêts bas.
Face à l’avalanche de mauvaises nouvelles, Antonio Horta-Osorio, de retour aux commandes du groupe en janvier après deux mois de convalescence, a néanmoins tenu à souligner les progrès accomplis: le groupe est ainsi parvenu à réduire ses créances douteuses de 26% à 8,1 milliards de livres tandis que les dépôts ont progressé de 5% sur la même période. LBG a également réduit de 53 milliards de livres ses actifs non centraux à 141 milliards de livres.
Son plan de restructuration, mené tambour battant, va même lui permettre d’accroître son objectif d’économies de coûts de 200 millions à 1,7 milliard de livres en 2014, contre un objectif initial de 1,5 milliard de livres. Sur le chapitre des rémunérations, la banque a réduit l’enveloppe des bonus de 30% cette année à 375 millions de livres, soit une prime moyenne par salarié de 3.900 livres, en recul de 24% sur une année.
Plus d'articles du même thème
-
Tesla réduira la production du Cybertruck dans son usine texane en 2027
Alors que ce modèle peine à trouver sa clientèle, la victoire du parti démocrate dans cet Etat a sans doute influencé la décision prise par Elon Musk. -
L’Europe et l’Asie trinquent après Wall Street
La débâcle de la tech à la Bourse de New York jeudi fait plier les places financières en Asie ainsi qu’en Europe, mais dans une moindre mesure. Un rebond est attendu à Wall Street mais les investisseurs devraient rester prudents. -
TP s’effondre en Bourse après un avertissement sur son chiffre d’affaires
Le géant des centres d'appels révise ses ambitions à la baisse pour 2026 après le recul de ses ventes depuis le début de l'année.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Gouvernement, syndicats, candidats… Qui dit quoi sur l’augmentation du smic ?
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, est favorable à une augmentation du salaire minimum à 1 500 euros nets. Les syndicats demandent une revalorisation plus ambitieuse -
« C’est un petit désastre » : comment expliquer la dégringolade des valeurs boursières de l’IA ?
Le Nasdaq a essuyé sa pire séance en 19 mois après la conquête du Congrès américain par les démocrates. La valorisation boursière des géants comme Nvidia ou Tesla vacille sous l'effet de la peur d'une régulation stricte -
Immobilier : la baisse des prix ne suffit pas à compenser la hausse des taux
L'envie d’acheter n’a pas disparu. Pourtant, accéder à la propriété semble aujourd’hui plus difficile que pour les générations précédentes. Qu’attendre du marché immobilier, que vous soyez acheteur ou vendeur ?