Lloyds Banking Group adapte son réseau à l’essor de la banque à distance
La mutation des clients bancaires vers les services en ligne conduit Lloyds Banking Group à réduire ses effectifs. La banque britannique devrait ainsi annoncer la suppression de quelque 9.000 postes supplémentaires au sein de sa banque de détail dans le cadre de son plan stratégique à trois ans qui sera détaillé mardi prochain à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, si l’on en croit les informations relayées hier par Bloomberg.
Des compressions qui représentent environ 10% de ses effectifs totaux et qui viendraient s’ajouter aux 45.000 postes déjà supprimés depuis que l’établissement, toujours détenu à 25% par l’Etat britannique, a sauvé HBOS de la faillite en 2008, dont 15.000 sous l’ère Antonio Horta-Osorio, débutée en 2011.
Le directeur général de Lloyds devrait notamment mettre en avant un processus d’automatisation croissante de certains services afin de renforcer sa rentabilité et de finaliser sa sortie complète de la tutelle de l’Etat. Les départements de distribution de crédits hypothécaires et d’ouverture de comptes au sein des agences devraient être les plus touchés par ces mesures, ainsi que les centres d’appels clients. En contrepartie, la banque renforcera l’utilisation d’internet ainsi que des applications de téléphones mobiles pour assurer la continuité du service clients. Malgré la cotation en juin dernier de 631 agences regroupées sous l’enseigne TSB Banking Group, Lloyds possède toujours aujourd’hui un réseau de plus de 2.250 agences. De nouvelles fermetures pourraient être réalisées pour réduire les coûts de fonctionnement.
Dans son effort de deleveraging, Lloyds aurait par ailleurs cédé un portefeuille d’environ 4.000 créances hypothécaires résidentielles en Irlande pour un montant inférieur à leur valeur nominale de 1,1 milliard d’euros au fonds américain Lone Star. Son portefeuille de créances non stratégiques dans le pays avait déjà été réduit de 16 milliards d’euros en 2009 à 13,4 milliards fin juin dernier.
La banque a également une participation supplémentaire de 11,5% détenue au capital de sa filiale TSB, dont l’Union européenne lui a ordonné de se séparer, pour la ramener à 50%. A la fin du premier semestre, Lloyds affichait un ratio de solvabilité CET1 en hausse à 11,1%, après 10,7% à fin mars, avec un résultat de 574 millions de livres malgré des provisions de 1,1 milliard.
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