L’Italie garantit les émissions de dette de ses banques
Rome fait un geste pour ses banques. En marge du plan de rigueur présenté dimanche soir, l’Italie a décidé de mettre en place une garantie publique sur les émissions de dette bancaire. Une décision qui s’inscrit dans la foulée des réunions des ministres des Finances européens la semaine dernière. Ceux-ci ont accepté de relancer les mécanismes nationaux de garantie, déjà utilisés en 2008-2009, tout en reculant devant l’idée d’une mutualisation à l’échelon européen.
Une fois paru le décret ad hoc, la garantie de l’Etat italien s’appliquera aux nouvelles émissions de dettes réalisées d’ici au 30 juin 2012. Les maturités concernées iront de 3 mois à 5 ans, ou, à partir du 1er janvier, jusqu’à 7 ans. Les titres rentrant dans la définition des fonds propres prudentiels (dette hybride), ou encore les emprunts structurés, en seront exclus.
Pour bénéficier du dispositif, les banques devront montrer patte blanche: la Banque d’Italie veillera au préalable à leur solidité financière, et seules seront accordées les garanties «strictement nécessaires pour reconstituer la capacité de financement à moyen long terme». Enfin, le coût reviendra à 1% des montants émis, auquel s’ajoutera une commission basée sur le risque de crédit de la banque émettrice, mesuré par le CDS 5 ans. En contrepartie, ces titres pourront aussi être amenés comme collatéral au guichet de la BCE à de meilleures conditions qu’aujourd’hui.
Les cinq premières banques italiennes feront face à 110 milliards d’euros de tombées obligataires en 2012. Mais, réduction des bilans oblige, elles n’auront pas à refinancer l’intégralité de ce montant. Intesa Sanpaolo a déjà indiqué, par exemple, qu’elle pouvait tenir l’année sans émettre sur les marchés, grâce à ses placements privés et auprès des particuliers.
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