Les tarifs bancaires se stabilisent
Menée par l’association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) et Mieux Vivre Votre Argent, l'étude sur les tarifs bancaires applicables au 1er février 2013 portant sur 26.000 lignes tarifaires auprès de 133 établissements, a livré ses conclusions. Comme depuis deux ans, elle a montré de timides baisses quant à l’évolution des tarifs bancaires: pour le profil du «petit consommateur» de services bancaires, les tarifs n’augmentent pas (-0,09%), tandis qu’ils régressent de 1,76% pour le «consommateur moyen» et de 0,89% pour le «gros consommateur».
Mais ces résultats sont en trompe-l’œil. D’abord, le recul des tarifs est nettement moins important que l’année dernière (il atteignait respectivement -0,46%, -1,43% et -2,35%). Ensuite, l’essentiel de la baisse est lié aux efforts menés depuis plusieurs années par les réseaux dans les territoires d’outre-mer, où les écarts par rapport à la métropole étaient flagrants. En excluant ces établissements, les tarifs progressent dans la première et la troisième catégorie (+0,93% et +0,18%), régressant toujours pour la deuxième (-0,85%). Plus de la moitié des banques affichent des hausses de tarifs dans ces trois catégories.
Les banques ont toujours la main lourde pour le petit consommateur: dans son cas, « le package n’est intéressant que dans 18 établissements sur 133», dénonce Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV. Le choix du package n’est judicieux dans une nette majorité d’établissements (62%) que pour les meilleurs clients. Pour le consommateur moyen, c’est le cas dans la moitié des cas (50,75%).
Pour la première fois, la CLCV et Mieux Vivre ont établi un palmarès national, prenant en compte un classement par département, converti en points selon la position de chaque établissement au niveau départemental. Les résultats ont ensuite été regroupés par enseigne, en conservant les trois catégories de clients. LCL (première dans deux catégories) et le Crédit Coopératif (première chez le consommateur moyen et deuxième chez les deux autres) tirent leur épingle du jeu, ainsi que, dans une moindre mesure la Banque Postale et BNP Paribas.
Cela dit, «ces deux banques étaient très bien classées il y a quelques années. Leur position s’est donc dégradée au fil du temps», estime Jean-François Filliatre, directeur de la rédaction de Mieux Vivre. Le CIC, Barclays et le Crédit du Nord – aux politiques haut de gamme assumées – sont en queue de peloton.
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