Les revenus de Citigroup font les frais de la volatilité des marchés
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Bloomberg
Citigroup, la première des grandes banques américaines à présenter ses comptes du quatrième trimestre, a fait les frais de la débandade des marchés financiers en fin d’année dernière. La troisième banque américaine en termes d’actifs a publié aujourd’hui une baisse inattendue de son produit net bancaire (PNB), de 2%, par rapport à la même période de l’exercice précédent, à 17,1 milliards de dollars (14,9 milliards d’euros), alors que les analystes tablaient sur 17,6 milliards d’après le consensus IBES de Refinitiv.
« Certaines de nos activités corrélées à l’évolution des marchés ont souffert de la volatilité au quatrième trimestre », a expliqué dans un communiqué Michael Corbat, directeur général de Citigroup. Le dirigeant a notamment évoqué le courtage de produits de fixed income (taux, changes, matières premières), dont les revenus ont chuté de 21% sur un an glissant, à 1,94 milliard de dollars, la forte volatilité des marchés ayant incité les investisseurs à la prudence.
Le cours de Bourse du groupe, qui avait fléchi de près de 2% lundi à l’ouverture de la Bourse de New York, gagnait 2,58% dans l’après-midi. Les analystes d’Evercore ont salué « un trimestre décent, en regard de l’environnement du quatrième trimestre. »
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
La probabilité d’une hausse de taux comme d’un statu quo en septembre est de 50%, alors que le rebond du pétrole a relancé les craintes d’une inflation persistante malgré un marché du travail au ralenti aux Etats-Unis. Les investisseurs scruteront l’inflation de juillet, publiée ce mercredi.
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