Les réseaux de BPCE maigrissent moins qu’attendu
Près de 4.500 départs non remplacés entre 2010 et 2013. Il ne s’agit pas d’un chiffre officiel, mais d’une estimation de la baisse probable des effectifs dans les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires (hors Crédit Coopératif) qui avait été faite par le cabinet d’expert Secafi lors d’un comité de groupe de BPCE en juin. De sources concordantes, François Pérol, le PDG de la banque, n’avait alors pas démenti cette estimation. Mais le groupe, interrogé par L’Agefi, fait aujourd’hui entendre un tout autre discours.
«2008 à 2010 ont été des années de restructuration, mais il est incorrect de prolonger la tendance, souligne-t-on au siège de BPCE. La réalité de 2011 dément ces projections: au 30 septembre, le cumul des arrivées était supérieur de 10% à celui des départs.»
Le calcul repose sur une hypothèse de départs en 2011-2013 qui prolonge celle de 2009-2010. Mais aussi sur des prévisions de remplacement fournies par la direction du groupe au cabinet, qui touchent d’abord les sièges et fonctions administratives des banques et caisses régionales. Telles qu’évalués par Secafi, les départs non remplacés représenteraient autour de 7% de l’effectif en CDI à fin 2009.
Un certain nombre de Caisses d’Epargne ont engagé ces deux dernières années des plans de sauvegarde de l’emploi et une réorientation des effectifs vers les fonctions commerciales. Dans les objectifs 2013 de l’Ecureuil figurent «l’activation» des clients seulement détenteurs d’un Livret A et la baisse du coefficient d’exploitation. Celui-ci a déjà reculé de 7 points entre 2009 et 2010, à 70%.
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